1. Accueil
  2. Asie
  3. Népal

Des services ambulanciers « inadaptés »

Umesh Prasad Sah, 28 (centre), and his team, is one of only 20 trained paramedics in the country
(Reena Gurung/IRIN)

Selon des spécialistes du secteur de la santé, les services ambulanciers népalais, qui n’en sont encore qu’à leurs balbutiements, ont besoin d’un soutien urgent, notamment en ce qui concerne la formation d’ambulanciers paramédicaux qualifiés.

Selon le Nepal Ambulance Service (NAS), ce pays de près de 30 millions d’habitants ne compte que 21 paramédicaux qualifiés.

La Société népalaise de la Croix-Rouge (SNCR), la plus grande organisation non gouvernementale (ONG) du pays, possède 168 ambulances, mais ne dispose d’aucun paramédical qualifié et seulement 35 pour cent des conducteurs d’ambulance ont été formés aux premiers secours.

« Le service ambulancier au Népal est très déficient », a dit à IRIN Rajesh Gongal, doyen de l’hôpital de Patan et président du NAS.

Selon le NAS, la plupart des véhicules servant d’ambulance au Népal sont des voitures privées totalement inadaptées aux soins médicaux et ne disposant pas d’équipements de communication efficaces.

Une étude menée par l’hôpital de Patan a révélé que moins de dix pour cent des personnes prises en charge pour des soins d’urgence par les services de santé de la vallée de Katmandou arrivaient dans une ambulance agréée. Plus de la moitié arrivent en taxi.

Selon Bulund Thapa, directeur de l’hôpital de Bir, de nombreux blessés arrivés dans des véhicules de police ou de l’armée, en taxi ou en bus souffrent de lésions secondaires causées lors du transport.

Katmandou, qui compte près de deux millions d’habitants, n’a que 21 ambulances agréées, selon les chiffres du gouvernement. La plupart d’entre elles appartiennent à des ONG et des organismes communautaires. De nombreux districts montagneux ne disposent d’aucune ambulance agréée.

D’après la SNCR, seulement deux ou trois hôpitaux de ce pays sujet aux catastrophes comptent des ambulanciers qualifiés parmi leur personnel. Des patients meurent sur le chemin de l’hôpital à cause de l’absence de paramédicaux qualifiés, a dit Umesh Prasad Sah, ambulancier et employé du NAS.

« Les services ambulanciers népalais ne peuvent même pas assurer les secours lors d’une catastrophe naturelle de faible ampleur, encore moins en cas de séisme majeur comme celui qui est annoncé dans la Vallée de Katmandou », a dit Amod Dixit, secrétaire général de la Société nationale de technologie sismique du Népal (NSET), l’un des plus grands spécialistes en préparation aux catastrophes du pays.

« En l’absence de premiers secours et de moyens de transport adéquats, les patients parcourent souvent de longues distances, ce qui retarde excessivement l’obtention de soins adaptés », a expliqué Ram Shah, responsable du service de chirurgie orthopédique et traumatologique du Nepal Medical College Teaching Hospital. Selon lui, les niveaux actuels de formation et de service sont « inadaptés ».

« Les soins préhospitaliers sont [un] aspect très important des soins post-traumatiques et il est avéré que si l’on peut obtenir une aide professionnelle dans un certain délai, alors le nombre de blessés et de morts peut réellement être réduit », a dit M. Gongal, du NAS.

rg/cb


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

It was The New Humanitarian’s investigation with the Thomson Reuters Foundation that uncovered sexual abuse by aid workers during the Ebola response in the Democratic Republic of Congo and led the World Health Organization to launch an independent review and reform its practices.

This demonstrates the important impact that our journalism can have. 

But this won’t be the last case of aid worker sex abuse. This also won’t be the last time the aid sector has to ask itself difficult questions about why justice for victims of sexual abuse and exploitation has been sorely lacking. 

We’re already working on our next investigation, but reporting like this takes months, sometimes years, and can’t be done alone.

The support of our readers and donors helps keep our journalism free and accessible for all. Donations mean we can keep holding power in the aid sector accountable, and shine a light on similar abuses. 

Become a member today and support independent journalism

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join