1. Accueil
  2. West Africa
  3. Senegal

Des villageois mutilés par des hommes armés en Casamance

Des hommes armés qui ont dit appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), un groupe rebelle, ont attaqué 20 villageois de Tampe, à 15 kilomètres à l’est de Ziguinchor, la capitale régionale, le 7 mai, et leur ont tranché l’oreille gauche à la machette, selon les victimes et l’armée sénégalaise.

Malang Sane, une des victimes, a raconté que ses compagnons et lui-même étaient en train de cueillir des noix de cajou dans la forêt lorsqu’une vingtaine d’hommes armés se sont approchés d’eux et ont commencé à les attaquer. Malang Sane et les autres victimes sont actuellement soignés à l’hôpital régional de Ziguinchor.

Antoine Diamacoune, chef de la faction du MFDC à Kassolol, à la frontière avec la Guinée-Bissau, a condamné cet acte « violent », sans préciser s’il était ou non revendiqué par le MFDC.

Selon le témoignage de Dominique Mendy, une autre victime qui a également été mutilée au cours de l’attaque, les assaillants leur ont donné l’ordre de ne plus cueillir de noix de cajou à l’avenir, sous peine de nouvelles attaques.

D’après le colonel Ousmane Sarr, directeur du service des Relations publiques de l’armée sénégalaise (DIRPA), l’incident s’explique en partie par le manque de communication entre les populations locales et l’armée.

« Auparavant, nous accompagnions les habitants lorsqu’ils allaient cueillir des noix de cajou dans cette zone, mais cette fois-ci, les villageois ne nous ont pas dit où ils allaient », a-t-il expliqué, affirmant que l’armée sénégalaise renforcerait la présence de ses soldats ainsi que ses activités de surveillance dans la région.

Les populations de Ziguinchor ont exprimé des préoccupations au sujet de cette nouvelle vague de violence, observée dans la région à la suite d’une année 2007 relativement calme. Depuis le début de l’année, trois explosions de mines ont eu lieu ; la dernière d’entre elles a fait un mort et plusieurs blessés au nord de Ziguinchor.

Avant cela, le 28 février, 100 hommes avaient tendu une embuscade aux passagers d’un véhicule, au nord de Ziguinchor.

Un représentant d’une organisation internationale donatrice s’est dit préoccupé à l’idée que le peu de progrès accompli en vue d’ouvrir le dialogue entre le gouvernement sénégalais et les forces du MFDC puisse déclencher de nouvelles violences à l’avenir.

mad/aj/nr/nh/vj


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join