Certaines organisations non-gouvernementales (ONG) présentes en Afghanistan ont imposé des restrictions temporaires sur les déplacements de leur personnel international à Kaboul à la suite de l’attaque, par des hommes armés, d’un grand hôtel de la capitale afghane, ont indiqué des travailleurs humanitaires et le ministère afghan de l’Intérieur, le 15 janvier.
Sept personnes ont été tuées, dont deux expatriés, et six autres ont été blessées dans l’attentat de l’hôtel Serena, proche du palais présidentiel, où sont logés de nombreux diplomates étrangers et les personnalités de passage à Kaboul.
L’incident a amené certaines ONG à revoir leurs dispositifs de sécurité, mais il ne devrait pas particulièrement perturber les opérations des organisations humanitaires internationales dans le pays, a confié à IRIN Anja de Beer, directeur d’ACBAR, un réseau d’ONG présentes en Afghanistan, à Kaboul.
Zemaray Bashari, porte-parole du ministère afghan de l’Intérieur, a demandé aux organisations humanitaires internationales de poursuivre leurs opérations comme à l’accoutumée. « La police afghane garantira leur protection et leur sécurité », a-t-il assuré.
La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) revoyait également les mesures de sécurité de son personnel le 15 janvier, mais aucune restriction de circulation n’avait été annoncée.
Les Nations Unies ont condamné l’attaque, qu’elles qualifient de « crime absurde au regard des lois nationales et internationales ».
« L’attentat de la nuit dernière [...] est un problème que nous prenons très au sérieux puisqu’il s’agit d’un acte délibérément ciblé sur les hôtes étrangers et les civils afghans qui travaillent ensemble pour aider l’Afghanistan », selon le communiqué de la MANUA.
Zabiullah Mujahid, un prétendu porte-parole des Talibans, a confirmé à la presse que des insurgés talibans avaient organisé et exécuté l’attaque contre l’hôtel.
Les combattants talibans ont souvent été accusés d’avoir perpétré des attentats suicides en posant des engins explosifs au bord des routes ou en recourant à d’autres stratagèmes qui, invariablement, frappent les civils et violent le droit humanitaire international.
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