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L'attaque du palais présidentiel fait plusieurs victimes dans un camp de déplacés

Une attaque au mortier perpétrée mardi contre le palais présidentiel de Mogadiscio a touché un camp de déplacés internes dans le quartier de Ali Kamin, faisant plusieurs victimes parmi les résidents, ont rapporté des habitants de la capitale somalienne.

Au moins 14 personnes ont été tuées et 32 autres blessées au cours de cette attaque menée par des hommes armés non identifiés alors que le Président Abdullahi Yusuf et son gouvernement quittaient la ville de Baidoa pour s’installer à Mogadiscio. Mercredi, le calme était revenu dans la capitale.

« Ces chiffres ne correspondent qu’au nombre de victimes que nous avons vues », a déploré un médecin d’un des hôpitaux de la ville. « Beaucoup de gens, en particulier ceux vivant dans les camps [de déplacés internes], n’ont pas les moyens de se rendre dans les hôpitaux et généralement, ils enterrent leurs morts et soignent leurs blessés à la maison. Le bilan pourrait donc être plus lourd ».

Des hommes armés ont attaqué au mortier le palais présidentiel et ont échangé des tirs d’artillerie lourde avec les forces gouvernementales appuyées par les troupes éthiopiennes. Les gardes du palais, appelé la Villa Somalia, ont immédiatement riposté aux tirs des assaillants.

Selon Abdullahi Muhammad, un habitant de la capitale, les quartiers d’Ali Kamin et de Sheikh Sufi (proches de la Villa Somalia) ont été les plus touchés au cours de ces échanges de tirs.

« Les obus de mortiers tombés sur le camp de déplacés internes du quartier d’Ali Kamin ont fait plusieurs morts et blessés », a affirmé M. Muhammad.

Dans un incident similaire, des hommes armés ont tendu une embuscade à un convoi de militaires éthiopiens dans le quartier de Sey Biano, au sud de Mogadiscio. Les forces éthiopiennes ont riposté et « au moins trois personnes ont été tuées », selon une source locale.

Le député maire de Mogadiscio, Ibrahim Shaaweye, a également été blessé lorsque son véhicule a sauté sur un engin explosif télécommandé.

La responsabilité de ces attaques a été attribuée aux quelques miliciens de l’Union des tribunaux islamiques restés à Mogadiscio après que leur mouvement eut été chassé de la capitale, au mois de décembre 2006. Cependant, selon certaines rumeurs, plusieurs seigneurs de guerre pourraient également être impliqués dans les attaques.

L’attaque de mardi a eu lieu deux jours après que les autorités somaliennes eurent annoncé qu’elles rétabliraient la sécurité à Mogadiscio en 30 jours et installeraient le siège du gouvernement dans la capitale. Le président est sorti indemne de cette attaque.

Beaucoup d’habitants ont quitté la ville pour échapper aux échanges de tirs de mortier et d’artillerie auxquels se livrent les forces gouvernementales et les insurgés.

« Des gens ont quitté [mercredi] le quartier de Sheikh Sufi pour une destination plus sûre », a fait remarquer M. Muhammad.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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