Après une trêve conclue pour la fête de nouvelle année entre ces miliciens, opposés au processus de démobilisation, et les troupes de l’armée congolaise en poste dans la région, les affrontements dans ce village situé à 70 kilomètres au nord-est de Bunia, la capitale de l’Ituri, ont repris mardi.
Selon les responsables, les personnes déplacées sont actuellement à l’abri des combats, qui ont débuté la semaine dernière.
« Quelque 4 000 déplacés se sont réfugiés dans une école et une église, a proximité de Fataki, non loin du contingent népalais de la Monuc », a affirmé Floruan Barbey, chargé de l’information au sein de la Monuc, à Bunia.
Les organisations humanitaires évaluent actuellement la situation, a-t-il ajouté.
« Il ne s’agit pas de tirs à l’arme lourde, mais d’échauffourées entre une douzaine de miliciens et des unités des forces armées congolaises. Des tirs sporadiques ont pu être entendus », a expliqué le lieutenant colonel Didier Rancher, porte-parole militaire de la Monuc.
La zone est reculée et accessible uniquement par hélicoptère, a précisé la Monuc.
Les affrontements, qui ont également secoué d’autres villages de la région, ont éclaté en dépit des pourparlers engagés entre l’armée, le gouvernement et les représentants de la milice du commandant Peter Karim, leader du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI).
Les négociations ont pour objectif de démobiliser les forces de Peter Karim.
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