Même si les résultats du laboratoire de Padoue (en Italie), le laboratoire de référence reconnu par l'OIE, n’ont pas encore été confirmés, la porte-parole de l’organisation a indiqué depuis Paris qu’on peut considérer qu’il s’agit bel et bien de la grippe aviaire.
Les tests effectués par le laboratoire national pour le développement agricole (Lanada), à Abidjan, ont détecté la présence du virus sur 17 volatiles, dont des poulets, des canards et un épervier.
Les cas ont été détectés dans les cours de deux maisons des quartiers populaires de Marcory Anoumabo et de Treichville, dans la région des Lagunes à Abidjan, a déclaré l’OIE.
« Nous attendons toujours les résultats ; ça n’a pas encore été officiellement confirmé », a déclaré mercredi soir dans un communiqué Alphonse Douaty, le ministre ivoirien de la Production animale et des Ressources halieutiques.
M. Douaty a également annoncé l’ouverture de trois lignes téléphoniques pour répondre aux questions de la population et enregistrer les informations qu’elle pourrait fournir.
Si les résultats de l’OIE sont confirmés, la Côte d’Ivoire deviendra le sixième pays africain touché par le virus de la grippe aviaire qui peut se révéler mortel pour l’homme. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confié à IRIN que ses experts se réunissent actuellement pour élaborer un plan permettant de faire face à l’irruption de la grippe aviaire en Côte d’Ivoire.
Selon les représentants de la santé animale, des équipes sont actuellement en place pour contenir la propagation du virus.
« S’il y a d’autres volailles [dans la zone] nous les détruirons », a déclaré Cissé Bakary du laboratoire Lanada. « Nous allons devoir abattre toutes les volailles vivant dans la zone et interdire tout mouvement de volailles entre les communautés ».
Le Nigeria est le premier pays d’Afrique à avoir été touché par le virus, au début du mois de février. Depuis, le Burkina Faso, le Cameroun, l’Egypte, et le Niger ont été infectés. Un cas humain a été détecté en Egypte.
Le gouvernement soudanais a également annoncé la présence du virus sur son territoire, mais les analyses n’ont pas encore confirmé qu’il s’agissait de la souche H5N1 du virus.
L’élevage des volailles est une pratique très répandue en Afrique de l’ouest où les gens côtoient souvent les oiseaux. Ceci préoccupe particulièrement les experts qui craignent d’autres cas de forme humaine de grippe aviaire en Afrique.
Les experts craignent notamment une mutation du virus, qui pourrait alors se transmettre d’homme à homme et entraîner une épidémie mondiale.
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