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Les agences envoient de l'aide humanitaire pour les déplacés du Nord-Kivu

Des agences humanitaires ont commencé à apporter de l’aide aux dizaines des milliers de personnes déplacées par des combats au cours du mois de décembre dans la province orientale du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo.

"Un convoi d’aide humanitaire a été organisé mercredi à destination des localités de Kanyabayonga et Kayina", a rapporté à IRIN Horeb Bulambo, chargé d’information de l’ONG Save the Children à Goma, chef-lieu de province. "Ce n’est qu’une phase préliminaire, nous sommes encore en train de recueillir toutes les données sur les besoins humanitaires [dans ce secteur]", a-t-il ajouté.

Des centaines de casques bleus de la mission des Nations unies au Congo (MONUC) ont été déployés dans la région pour établir une zone-tampon de 10 kilomètres dans l’objectif de séparer les deux factions de l’armée congolaise qui s’y battaient.

Le 22 décembre dernier, l’ONU avait annoncé qu’elle allait créer la zone-tampon entre les villes de Lubero et Kanyabayonga, au nord de Goma, suite à une série d’accrochages opposant des soldats venus de la capitale, Kinshasa, à une unité de l’armée composée essentiellement des anciens éléments du mouvement rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie, RCD-Goma.

A Goma, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, OCHA, a indiqué qu’il comptait installer bientôt un poste de secours à Kayina pour apporter de l’aide humanitaires aux déplacés.

"Nous privilégions, pour le moment, l’assistance en médicaments essentiels aux centres de santé de Kayina, de Kanyabayonga et de Kitsumbiro [au nord de Kanyabayonga], et nous acheminons des couvertures à partir de vendredi", a déclaré Luciano Castelini, le chargé de services d’urgences du Fonds des Nations unies pour l’enfance, UNICEF, dans l’Est du Congo.

Caselini a cependant signalé que la population éprouve encore trop de peur pour regagner leurs villages et franchir la zone-tampon de la MONUC.

"L’effectif réel des deplacees n’est pas connu étant donné que la plupart préfèrent jusque-là se cacher dans la forêt, craignant une éventuelle reprise des hostilités", a-t-il dit.

Par ailleurs, une flambée des prix des denrées de première nécessité aurait été constatée dans certaines parties de la région, occasionnée par la rupture du trafic commercial depuis le début des hostilités.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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