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Les humanitaires lancent un nouvel appel de fonds.

En dépit des progrès réalisés dans le processus de paix, une stabilité totale semble encore etre hors de portée de la région africaine des Grands Lacs, et les opérateurs humanitaires cherchent 102,32 millions de dollars américains pour financer leurs activités dans cette région au cours de l’année 2005.

Au cours de la Procédure d'Appel Consolidé (CAP) pour 2005, qui a été lancée jeudi,le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA)a signalé que le point focal de cet appel est le financement des activités susceptibles de produire une dynamique régionale et de soutenir les initiatives à l’échelle nationale, tout en tenant compte de la complexité et de l’envergure des crises que vit cette région.


CAP est un mécanisme inter-organisationnel regroupant les agences des Nations Unies, la Croix-Rouge internationale et les ONG qui sont opérationnelles dans la région, dont l'objectif majeur est d'identifier les questions humanitaires préoccupantes et mettre en place un dispositif de réponse cohérent.

Agissant au nom des autres organismes participants, OCHA a rapporté que les agences contribuant au CAP dans la région des Grands Lacs avaient identifié les domaines préoccupants existants, tout en prévoyant des nouvelles éventualités en vue de mieux établir les priorités stratégiques pour l’année d’exercice 2005.

"CAP est non seulement un mécanisme de collecte de fonds, mais surtout un outil stratégique pour le développement des programmes et projets destinés à soutenir l’action humanitaire", a déclaré OCHA, avant de poursuivre: "ce n’est pas que tous les dépositaires d’enjeux ont soumis des propositions des projets comme telles, mais se sont, à travers leur participation, engagés à
œuvrer à l’unisson afin de répondre d’une manière coordonnée aux besoins des populations affectées.»

OCHA a ajoute que certains évènements ont marqué l’année 2004 ont sapé l’optimisme qui caractérisait les perspectives humanitaires dans la région au début de l’année. "Les querelles de pouvoir, les tendances nationalistes et la défense des intérêts économiques continuent a déstabiliser les processus de paix et d’aggraver les crises humanitaires existantes."

La République Démocratique du Congo

En dépit des avancées dans le processus de paix en République Démocratique du Congo(RDC), OCHA a indiqué que la prise de la ville de Bukavu en mai dernier et les deux tentatives de coup d’Etat à Kinshasa nécessitent un redoublement des efforts pour parvenir à la paix dans ce pays.

Pour l’année 2005, l’Appel Consolidé pour la RDC sollicite 185,39 millions de dollars américains afin de nourrir cette ambition.Ceci est neanmoins different du montant global de l'appel regional du CAP.

Les informations compilées par OCHA sur la base des données fournies indiquent que, sur les 18 agences de l’ONU et autres organismes participant à l’appel, le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies reclame, à lui seul, reclame 68,76 millions, soit la plus importante part de l’appel global. La clef de la réussite des actions humanitaires en 2005 résidera dans la flexibilité de tous les acteurs impliqués afin de répondre aux urgences, compte tenu de l’environnement imprévisible dans lequel les acteurs humanitaires évoluent.

OCHA a dit que les travailleurs humanitaires ne pourront véritablement œuvrer dans les zones troubles que si leur identité humanitaire et les principes qui fondent leurs actions -en particulier l’indépendance, l’impartialité et la neutralité- sont réaffirmés avec force et reconnus par tous.

Il a enfin ajouté que la crise en RDC ne doit pas tomber dans l’oubli. A l’aube de 2005, les organisations humanitaires et les bailleurs de fonds se sont employés à élaborer des stratégies et des mécanismes innovants devant offrir une vie plus digne aux populations les plus vulnérables.
Le Burundi et la République Centrafricaine

Au Burundi, le massacre des 169 réfugies Tutsis congolais près de la frontière de la République Démocratique du Congo a entravé le progrès dans le processus de paix qu’a entamé ce pays, OCHA a rapporté.

"Le massacre de Gatumba a également engendré des inquiétudes sur l’éventualité des nouvelles tensions dans la région", a-t-il poursuivi. "Mais l’amélioration de la sécurité ainsi que les progrès faits dans le processus de paix ont néanmoins amené plus de 80.000 réfugiés burundais à rentrer chez eux en mi-septembre 2004, faisant un total de plus de 216.000 réfugiés retournés depuis 2002."

Les organismes requièrent 134,17 millions de dollars américains, dont le plus gros volume, 65 millions, est requis pour le fonctionnement du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.

Par ailleurs, un montant de 23,26 millions des dollars américains est requis en 2005 pour gérer des diverses activités en République Centrafricaine. La majeure partie de ces capitaux servira à la protection de plus de 1,1 million personnes -soit un tiers de la population- qui constituent la couche la plus vulnérable de la société. Les priorités seront placées dans les domaines de la santé, la nutrition et l’éducation.

Pour financer ses divers projets et programmes, l’UNICEF sollicite 6,52 millions, lesquels représentent le plus gros morceau.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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