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Les ex-rebelles du RCD-Goma quittent le gouvernement

Un ancien mouvement rebelle, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie-Goma, a suspendu sa participation aux travaux du gouvernement de transition, une décision qui pourrait déstabiliser le processus de paix, selon les observateurs.

Le leader du RCD-Goma, Azarias Ruberwa, qui est parallèlement un des quatre vice-presidents de la République démocratique du Congo, a fait l’annonce lundi à Goma, ville située à l’est du pays et quartier général du mouvement. Selon Ruberwa, le processus de paix est en faillite.

« Nous, au RCD-Goma, avons décidé de faire une pause dans les activités de la transition. Nous avons besoin de réévaluer notre accord et d’aplanir les divergences », a indiqué Ruberwa se referrant à l’accord de paix signé en avril 2003 à Sun City en Afrique du Sud.

« C’est une décision regrettable mais que nous avons dû prendre pour éviter l’echec de la transition », a dit Ruberwa. « Cette décision ne signifie pas que la guerre reprendra. »

Il a ajouté : «Nous ne voulons pas nous battre, nous voulons retourner à la table de négociation et résoudre les problèmes qui demeurent. »

Il a aussi indiqué que le mouvement retirera ses membres de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Ruberwa accuse le gouvernement de transition de n’avoir pas établi des directives concernant l’intégration des anciens rebelles dans l’armée nationale.

Le gouvernement de transition est également composé de deux anciens groupes rebelles, de l’ancien gouvernement, des partis politiques et de la société civile.

Ruberwa a affirmé que le gouvernement avait « totalement échoué dans la restoration de la sécurité dans les deux provinces du Kivu et dans le district de l’Ituri en province Orientale.

Il a aussi indiqué que le massacre de 160 Banyamulenge (Tutsi Congolais) le 13 août avait créé un regain de tension avec le Burundi et le Rwanda. Ruberwa est un Banyamulenge.

Certaines victimes avaient fuit des affrontements à l’est de la RDC en juin. Certains leaders politiques, qui siègent dans le gouvernement, ont été accusé de soutenir les milices Hutu des deux pays voisins qui ont été impliqués dans le massacre.

Le conflit congolais a officiellement pris fin en 2003, après la création d’un gouvernement d’unité nationale.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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