Le rapport, intitulé "Same Old Story" ("Toujours la même histoire"), est une étude de référence sur le pillage des ressources de la RDC par différents acteurs, et le rôle de cette exploitation dans la perpétuation du conflit de 1998-2003 qui a fait 3,5 millions de morts, en majorité des civils victimes de famine et de maladies.
La RDC est riche de nombreuses ressources, dont du coltan, de la cassitérite, du cuivre, du cobalt, du zinc, de l'uranium, de l'argent, des diamants, de l'or, du pétrole, du gaz, du bois, du charbon, du plomb, du fer et du manganèse.
Global Witness affirme que l'avènement d'une paix durable et le succès du fragile processus de transition politique, conduit par le gouvernement du président Joseph Kabila, dépendent de la capacité du pays à contrôler la gestion de ses ressources naturelles.
Le rapport décrit un dynamique de pillage systématique des ressources, depuis les premiers jours de la colonisation par le roi belge Léopold, à la fin du XIXeme siècle. Il détaille l'évolution complexe de la guerre de 1998-2003, et l'implication des différentes factions et pays frontaliers, qui dépendaient de l'exploitation de ces ressources pour le financement de leur effort de guerre.
Le rapport se base sur de nombreuses sources, dont les rapports du Groupe d'experts sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres richesses de la République démocratique du Congo de l'ONU, ainsi que des rapport d'instituts de recherche qui étudient la région des Grands Lacs. Il présente une chronologie des différents conflits, et du processus de transition du gouvernement actuel, récemment mis à mal par de nouveaux affrontements dans les provinces de l'est.
Le document récapitule les méthodes d'extraction et de production des ressources, les voies d'exportation, et les liens entre contrôle des richesses et pouvoir politique dans la région. Il offre une analyse exhaustive des différentes factions impliquées, dont certaines ont été co-optées par le gouvernement de Kinshasa, et de l'évolution chronologique de leur liens.
Des recommandations sont adressées à la communauté internationale, aux donateurs et à l'ONU, suggérant de placer le problème de ressources naturelles en tête des priorités, et de le lier à une campagne anti-corruption, à mener conjointement avec la riche société civile locale.
[rapport complet en anglais: www.globalwitness.org]
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions