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Des combats éclatent à Bukavu

Deux personnes ont été tuées mercredi durant des combats qui ont éclaté à Bukavu, une ville à l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Les affrontements ont opposé des soldats fidèles au gouvernement de Kinshasa à des hommes d'un ancien groupe rebelle soutenu par le Rwanda, a affirmé jeudi à IRIN un représentant de l'ONU.

Les deux hommes, portant des treillis militaires, ont été retrouvés morts dans un marché au centre de Bukavu mercredi soir, a précisé Sébastien Lapierre, l'officier d'information de la MONUC à Bukavu. Un civil a également été gravement blessé, a-t-il ajouté.

"Je présume que le nombre de victimes peut être plus important car des tirs à l'arme lourde continuent. Nous avons eu plusieurs rapports faisant état de civils touchés par des balles perdues," a-t-il dit. "Les tirs sporadiques sont encore nombreux et la population reste encore à l'abris."

L'activité dans la ville a stoppé depuis la résurgence de ces combats, qui ont commencé mercredi dans la nuit.

"Les combats ont éclaté à Bukavu quand des combattants placés sous le commandement de Mbuzu Mabe Nkumu sont tombés sur un groupe de combattants fidèles au colonel Jules Mutebusi, un ancien commandant régional du RCD-Goma [Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma], qui essayait d'aller au Rwanda," a expliqué Hamadoun Touré, porte-parole de la MONUC à Kinshasa, la capitale.

Les hommes du colonel Mutebusi relevaient autrefois du RCD-Goma, un ancien mouvement rebelle, aujourd'hui membre du gouvernement d'unité nationale installé à Kinshasa le 30 juin 2003.

A Bukavu, le colonel Mutebusi a accusé ses "ennemis" de vouloir l'arrêter, de le désarmer et de l'emmener à Kinshasa. "Je me défends, car les soldats envoyés de Kinshasa veulent me kidnapper et me conduire à Kinshasa," a-t-il affirmé. "Je ne veux pas être tué à Kinshasa."

Les Nations Unies tentent de contacter les deux parties en vue d'obtenir un cessez-le-feu, a dit M. Lapierre.

Les commandants de régions militaires ont été nommés par le gouvernement dans le but de réunifier ce vaste pays divisé par près de cinq années de guerre. Leurs installations rencontrent parfois l'hostilité de certains rebelles qui refusent d'abandonner leurs anciennes positions.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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