"[L'impact] est aussi socio-économique puisque les victimes ne peuvent dans certains cas plus travailler et tous leurs dépendants souffrent de ce handicap," a-t-il affirmé. "En outre, du fait de la présence des mines, des femmes n'ont plus accès aux sources d'eau. Elles doivent marcher longtemps pour puiser à des sources éloignées ».
Le centre de coordination a pour l'heure dénombré près de 1.000 victimes de mines. Selon M. Quirion, le nombre de victimes devrait augmenter au fur et à mesure que de nouvelles zones d'investigation sont accessibles.
"Les zones les plus minées sont à l’est du pays, notamment en Ituri, au nord-est, au Nord-Katanga, mais aussi le long de la ligne de front qui séparait les belligérants durant la guerre," a indiqué M. Quirion.
Au total, 350 zones ont été jusqu'à aujourd'hui identifiées par l’étude du centre de coordination. L'existence de zones minées non désactivées pourra constituer une difficulté pour l’organisation des élections prévues en 2005, a ajoute M. Guirion.
"Il y aura une prise de risque car il y aura mouvement soit de la population vers les urnes ou des urnes vers la population. De sérieuses difficultés apparaîtront si les zones à risque ne sont pas identifiées," a-t-il dit.
Des opérations de déminage sont toutefois entreprises par des ONG. Une compagnie sud africaine, Mechem, travaillant pour le compte de la Mission des Nations Unies en RDC, a procédé au nettoyage de l’axe Beni-Bunia, au nord-est, et aux abords de certaines pistes d’atterrissage comme à Kisangani (nord-est), Manono (sud-ouest) et Kindu (est). Deux ONG, suisse et danoise, opèrent respectivement, à Bunia (nord-est) et à Kalemie (sud-est).
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