Bujumbura, la capitale, une antenne de Synergie africaine contre le VIH/Sida et la souffrance, une initiative des premières dames des pays africains,dont le siège est à Yaoundé au Cameroun.
Dans le cadre de cette initiative, des activités concernant spécialement la transmission du VIH de la mère à l'enfant seront entreprises, a affirmé Mme Ndayizeye à Bujumbura. La transmission de la mère à l'enfant, a-t-elle continué, est la seconde source d'infection de cette maladie après celle des rapports sexuels non protégés.
Les chiffres de l'infection de la mère à l'enfant sont alarmants, a-t-elle encore avancé. "Des études menées jusqu'à aujourd'hui, ont montré que 20% des femmes enceintes en ville et 6% dans les campagnes sont infectées, la majorité d'entre elles ayant découvert leur séropositivité lors des
consultations pré-natales," a-t-elle dit.
A Bujumbura, 1.200 sur les 6.000 femmes enceintes chaque année sont
diagnostiquées séropositives alors que 480 bébés naissent avec le VIH tous les ans, a encore précisé Mme Ndayizeye.
Elle a appelé le gouvernement et ses partenaires de développement ainsi que
d'autres acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH/Sida à augmenter
leurs efforts dans la protection des enfants exposés au VIH en fournissant
des anti-rétroviraux dès la naissance.
De récentes études conduites par le ministère en charge du VIH/Sida ont
montré que si une femme enceinte bénéficie d'un traitement par anti
rétroviraux, les chances de transmission de la maladie à l'enfant diminuent de 25% à 8%. Le ministère a par ailleurs annoncé l'octroi, en 2004, d'une aide médicale à 1.000 femmes enceintes séropositives. Elles étaient 550 en 2003.
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