Selon la MONUC, la mission des Nations Unies au Congo, le gouvernement et les autorités Mayï-Mayï, ce mouvement s’intensifie depuis la sortie de la forêt, il y a plus de deux mois, du commandant Kabambi Wa Kabambi, chef de la faction Mayï-Mayï de Kindu.
"Plus de 1.500 de nos combattants qui étaient sous le commandement de notre leader Padiri ont quitté le Sud-Kivu [dans l'est] et ont rejoint le groupe de Kindu," a déclaré à IRIN Marcel Mbunga, actuel leader de l'ancienne milice, aujourd'hui membre du gouvernement d'unité nationale.
L’encadrement de ces combattants pose néanmoins des difficultés, a continué M. Mbunga. Certains d'entre eux regagnent en effet les forêts en raison des difficiles conditions de vies.
"La situation à Kindu a été une surprise pour tout le monde car ces combattants sont sortis subitement des forêts, et en grand nombre, alors que nous n’avions pas pris des dispositions conséquentes," a affirmé pour sa part le vice-ministre aux anciens combattants et à la démobilisation, Sylvain Belmambo.
"Ils se sont désarmés de manière spontanée mais la plupart attend d’être intégrée dans la nouvelle armée," a-t-il ajouté.
Hamadoun Touré, le porte-parole de la MONUC, a rappelé l'implication de la mission dans la démobilisation de 700 combattants Mayï-Mayï, sortis des forets en novembre dernier et désireux de renouer avec des activités civiles.
Le gouvernement n’a, pour l’heure, pas encore déterminé officiellement les quotas régissant la participation des anciens belligérants dans la nouvelle armée.
"Ces combattants doivent encore attendre car le président [de la République, Joseph Kabila] signera à la prochaine réunion du gouvernement un décret sur ces quotas, fixant également les critères d’intégration dans la nouvelle armée," a déclaré M. Belmambo.
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