Dans son dernier rapport, couvrant la période de juillet à décembre 2003, M. Annan, a appelé la communauté internationale a "répondre gracieusement" à l'appel consolidé des Nations Unies concernant l'assistance humanitaire et le processus électoral.
"Si cette préoccupation n'est pas prise en considération, la République centrafricaine renouerait avec l'instabilité aux conséquences incalculables pour les Centrafricains et l'ensemble de la sous-région où la paix reste fragile," a-t-il prévenu.
Selon M. Annan, le contrôle de la situation sécuritaire reste une condition préalable essentielle au fonctionnement normal de l'Etat et à la tenue des élections. A cette fin, a-t-il ajouté, il est nécessaire "qu'en plus du déploiement des forces de sécurité et de défense, la force multinationale de la CEMAC [Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale] soit renforcée, tant en équipement qu'en effectif, pour lui permettre d'intervenir à l'intérieur du territoire et participer simultanément à la sécurisation de Bangui".
Un autre impératif est le paiement régulier des salaires des fonctionnaires et des représentants de l'Etat.
Malgré la détérioration de la situation des droits de l'homme, M. Annan a toutefois observé des développements positifs: l'accélération du processus de réintégration des anciens combattants et des réfugiés civils; la levée définitive, le 31 octobre, du couvre feu instauré le 15 mars; le renforcement du processus de ré-établissement de la commission nationale des droits de l'Homme; la remise par le gouvernement de certificats de naissance pour 97 enfants pygmées, reconnus ainsi comme des citoyens de la République centrafricaine et titulaires de droits civils; ainsi que la représentation ethniques des minorités au sein du Conseil national de transition et du dialogue national.
Le rapport, rendu public mardi, a mis l'accent sur le dialogue national qui s'est tenu du 15 septembre au 27 octobre 2003, et sur l'urgence de mettre en oeuvre les recommandations adoptées.
La République centrafricaine a souffert de troubles internes entre octobre 2002 et mars 2003, lorsque le chef de l'armée, François Bozizé, s'est emparé du pouvoir par un coup d'état contre Ange-Félix Patassé, le 15 mars dernier. [Pour le rapport complet, voir: http://ods-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N03/670/68/PDF/N0367068.pdf?OpenElement]
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