L'accord a été signé lundi entre le ministre centrafricain de la coopération internationale, Philippe Waradague, et le directeur de l'AFD pour l'Afrique centrale et l'Océan indien, Jean-Pierre Barbier.
L'aide octroyée par l'AFD à la République Centrafricaine est un don, a rapporté la radio. Les projets concernant le drainage et la réparation des routes sont estimés à 2.3 billions de francs CFA (4.2 millions de dollars). Ces deux programmes contribueront à l'amélioration de la santé publique grâce au drainage des eaux stagnantes et à la réparation du réseau routier dans les quartiers de Ngou Ciment, Yapele, Bakongo et Wango, qui n'avait pas été entretenu depuis des années. La menace de maladies revêtait, en effet, une particulière importance durant la saison des pluies.
Le projet relatif au transport fluvial bénéficiera d'une aide de 3.28 billion de francs CFA (6.O6 millions de dollars). Il consistera en la modernisation des bateaux appartenant à la société nationale de transport fluvial (Socatraf). La compagnie est en charge du transport des passagers et des biens sur la rivière Oubangui jusqu'à Brazzaville, la capitale de la République du Congo.
Du fait de l’enclavement de la République Centrafricaine, ses importations et ses exportations transitent par le fleuve Oubangui après avoir été convoyées par train entre Brazzaville et le port de Pointe Noire dans le sud-est de la République du Congo.
Les activités de la Socatraf sur le fleuve Oubangui avaient été plusieurs fois interrompues en raison de la guerre civile et de l'insécurité dans le pays voisin, la République Démocratique du Congo (RDC).
Le gouvernement centrafricain avait jusqu'à présent interdit le trafic sur ce fleuve frontière avec la RDC. En juin dernier, en effet, un ancien mouvement rebelle de la RDC, le Mouvement de libération du Congo, s'était emparé de bateaux centrafricains avant de les rendre un peu plus tard.
L'aide de l'ADF intervient après une suspension de deux années des activités de l'agence en République Centrafricaine.
Elles avaient été suspendues en 2001 après que l'administration du président Ange-Félix Patasse ait failli à ses engagements en préférant mettre en oeuvre les projets existants, a expliqué l'ambassadeur français, Jean-Pierre Destouesse, à l'occasion de la signature de l'accord. Patasse a été renversé par François Bozize lors d'un coup d'état le 15 mars dernier.
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