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RDC: Les ex-combattants rwandais ne sont plus désirés sur le territoire national

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) ne veut plus sur son territoire des éléments Interahamwe et des militaires de l'ancienne armée rwandaise (ex-FAR) qui se sont réfugiés en RDC après avoir participé au génocide rwandais de 1994, a déclaré jeudi Mulegwa Zihindula, le porte-parole du président Joseph Kabila.

"Le président de la République ne peut pas accepter que ces gens qui ne sont pas des militaires congolais restent au Congo. Ils doivent être désarmés et être rapatriés dans leur pays," a-t-il déclaré à la presse.

Le porte-parole répondait à une question relative aux allégations des autorités rwandaises accusant le gouvernement d'union nationale en RDC de continuer à soutenir les Interahamwe et les ex-FAR.

"Les ex-FAR et les Interahamwe sont bien armés et opèrent librement. Ils n'ont jamais abandonné l'idée de déstabiliser le Rwanda," a déclaré à l'IRIN Charles Muligande, le ministre rwandais des affaires étrangères. "La situation demande une attention particulière et la RDC doit montrer sa détermination à résoudre ce problème. Nous ne sommes pas contents sur tout. Ils n'ont rien fait contre ces forces qui se déplacent vers nos frontières," a-t-il ajouté.

Selon Mulegwa, le président Joseph Kabila est déterminé à résoudre le problème de ces ex-combattants évoluant en RDC.

Le président a, par ailleurs, demandé dans ce sens l'organisation d'une conférence sur la paix, la démocratie, le développement et la sécurité.

"La conférence régionale pourra résoudre tous ces problèmes," a-t-il dit en invitant la communauté internationale à continuer à jouer son rôle dans le processus de désarmement et de rapatriement des groupes armés étrangers en RDC.

Le général Mountaga Diallo, le commandant de la MONUC, la mission des Nations Unies en RDC, a évoqué mercredi dernier la possibilité d'arrêter le processus de démobilisation, désarmement, rapatriement, réinsertion et réinstallation de ces groupes armés sur la base du volontariat.

"L'offre [du retour volontaire] n'intéresse visiblement pas ces combattants rwandais qui se cachent. Ils ne veulent pas saisir la main qui leur est tendue. Mais quand viendra le moment où ce processus s'arrêtera, parce que la MONUC ne va pas s'éterniser au Congo, il reviendra au gouvernement congolais de décider de leur sort," avait déclaré le général Diallo.

La MONUC a commencé ce processus du retour volontaire depuis deux ans et demi. Seuls un peu plus de 2.500 ex-combattants rwandais et leurs familles ont été rapatriés.

Le porte-parole du président Joseph Kabila n'a cependant pas indiqué si le gouvernement congolais serait prêt à recourir à la force pour rapatrier ces groupes armés rwandais, évalués à environ 14.000 personnes selon la MONUC.

"Nous sommes certains que les forces armées congolaises unifiées et restructurées seront bientôt prêtes à s'impliquer dans le processus du désarmement et du rapatriement de ces combattants rwandais," a encore affirmé Mulegwa.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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