Les 350 délégués, issus des sphères politiques, sociales, religieuses et professionnelles, devaient consacrer la première journée de la conférence à la vérification de l'identité des participants et à l'adoption de l'ordre du jour. Le coordinateur adjoint de la rencontre, le révérend Rev Josue Binoua, a déjà indiqué que six fausses identités avaient été détectées. Parmi elles, le chauffeur d'un gouverneur avait tenté de se faire passer pour un maire.
"Tous les six sont à présent en garde à vue," a affirmé le révérend Rev Josue Binoua.
Les délégués discuteront et proposeront des recommandations dans différents domaines relatifs à la réconciliation nationale. Seront abordés les sujets politiques et diplomatiques, économiques et financiers, sociaux, culturels et de l'éducation. Une commission de 40 membres, assistée par 15 experts des Nations Unies, a élaboré l'ordre du jour pour chaque thème.
Le président Ange-Felix Patasse, renversé par un coup d'état le 15 mars dernier, n'a pas été convié au dialogue national alors que l'ancien président, André Kolingba, n'a pas annoncé sa participation à la rencontre.
La conférence est placée sous haute sécurité. Un communiqué du ministère de la sécurité publique, du 8 septembre, évoquait, en effet, un possible complot mené par des mercenaires dans le but de stopper les discussions. Les forces de maintien de la paix de la Communauté économique et monétaire des états de l'Afrique Centrale et l'armée de la République Centrafricaine, ont augmenté les vérifications des véhicules, particulièrement aux entrées principales de la ville.
Les Nations Unies, le groupe d'états d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, l'Union Africaine, la Francophonie, ont salué à la tenue de ce dialogue qui prendra fin le 30 septembre prochain.
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