Le porte-parole de ECOMIL, le Major Ogun Sanya, a déclaré à IRIN mardi, que la force de paix avait terminé son déploiement tout le long de l’autoroute allant de Kakata, 45 km au nord de la capitale Monrovia, à Totota située à 64 km plus au nord.
“Les personnes déplacées sont libres de retourner à Totota. En effet nous avons installé des barrages de contrôle autour des camps sur place. Leur sécurité est assurée» a affirmé le porte-parole.
Quelque 650 soldats Bissau-Guinéens et une compagnie nigériane avaient été déployés dans la zone, a-t-il ajouté.
Plus de 50.000 personnes déplacées se sont enfuies des quatre grands camps de refuge de Totota, à 109 km au nord de Monrovia, et se sont dirigées vers le sud à Salala, à cause des affrontements entre gouvernement et rebelles des Libériens Unis pour la Réconciliation et la Démocratie (LURD).
« Nous avons appris de nos partenaires à l’intérieur que les déplacés ont repris le chemin des camps, parce que l’ECOMIL est présente à Totota » a expliqué au cours d’une conférence de presse à Monrovia, M.Ross Mountain, Spécial Coordinateur Humanitaire de l’ONU.
« Il est inconcevable que des déplacés, déjà déplacés doivent se retrouver encore une fois pris sous le feu croisé des tirs » a exprimé M. Mountain mercredi, suite aux informations indiquant la reprise des violences à Kakata.
Il a appelé les combattants à l’intérieur du pays à arrêter de se battre pendant que les accrochages sporadiques entre forces gouvernementales et milices rebelles continuaient de menacer les civils, les agences humanitaires, et d’entraver la distribution des secours.
A Monrovia, Les agences des Nations Unis (ONU) comprenant le Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), le Programme Alimentaire Mondial (PAM), le Comité mixte de logistique de l’ONU, l’agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et l’ECOMIL, ont commencé à transporter les déplacés des écoles aux camps de refuge situés dans les banlieues occidentales de la ville.
L’exercice qui a débuté jeudi, cible le transfert d’au moins 30.000 civils qui ont vécu dans 116 abris temporaires et bâtiments, dans la capitale et ses alentours.
La plupart d’entre eux ont trouvé refuge dans des écoles, des églises et immeubles publics, lors de l’attaque lancée par les rebelles du LURD sur les quartiers ouest de la cité dans les mois de juin-juillet.
Les travailleurs humanitaires estiment que plus de 100.000 déplacés étaient répartis dans 8 camps en dehors de Monrovia, avant les combats de juin.
La semaine dernière, le gouvernement a sommé les déplacés d'évacuer les abris temporaires à Monrovia à la date butoir du 15 septembre, en particuliers les édifices scolaires, afin de permettre la réouverture de l’école pour la prochaine année académique allant d’octobre en juin.
Toutefois, des représentants des déplacés ont indiqué à IRIN qu’ils ne retourneront pas dans les camps tant que des mesures de sécurité adéquates ne seraient pas mises en place.
Le HCR a révélé qu’il a fourni des véhicules additionnels et des équipements de communication à ECOMIL, pour renforcer la sécurité en organisant des patrouilles quotidiennes dans les camps.
Dans l’intervalle, plus de 250 soldats Béninois sont arrivés à Monrovia pour étoffer la force de frappe de ECOMIL, composée de 2.500 hommes provenant du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Nigeria et du Sénégal. Des troupes additionnelles sont attendues du Togo au plus tard cette semaine.
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