Selon les chiffres avancés par Jean-Pierre Mazangi, treize personnes, des femmes et des enfants pour la plupart, ont été tuées lors de cette attaque.
Contrairement au vice-gouverneur, l'ONG de défense des droits de l'Homme, Héritiers de la justice, a dressé une liste de 19 personnes abattues à l'arme blanche. Parmi les victimes, le rapport de l'organisation fait état de l'assassinat d'un enfant de moins d'un mois et d'un homme de plus de 70 ans. L'ONG a encore enregistré neuf blessés graves.
Devant le massacre, Héritiers de la justice rapporte que les éléments du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) n'avaient réagi qu'en tirant en l'air.
L'ONG a accusé, par ailleurs, les militaires du RCD-Goma, positionnés sur le territoire de Fizi, à Swimi, d'avoir commis plusieurs violations des droits humains en tuant deux personnes et en pillant le village.
Le motif de l'opération aurait été la poursuite des membres de la milice traditionnelle Mayi-Mayi, a avancé l'ONG.
Le vice-gouverneur a, néanmoins, catégoriquement démenti ces allégations.
Il a indiqué, pour sa part, que les incessantes attaques des miliciens burundais ont eu pour conséquence d'arrêter le rapatriement des réfugiés congolais qui commençaient à revenir du Burundi.
"Nous sommes en pourparlers avec les autorités burundaises pour qu'elles laissent les miliciens burundais repartir chez eux, ce qui permettra en même temps le retour des réfugiés congolais," a dit Jean-Pierre Mazangi.
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