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Le Conseil de Sécurité autorise Artémis à assister la Monuc

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a autorisé les éléments de la Force multinationale intérimaire d'urgence, stationnés à Bunia dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC), à assister jusqu'au 15 septembre les troupes de la Monuc, la mission des Nations Unies en RDC, a rapporté le 26 août un communiqué des Nations Unies.

En qualifiant la situation en RDC de menace à la paix et à la sécurité internationale, les membres du Conseil de sécurité ont adopté à l’unanimité la résolution 1501.

Le texte autorise les "éléments de la Force qui ne seraient pas encore partis de Bunia avant le premier septembre 2003, à apporter leur concours au contingent de la Monuc déployé dans la ville et dans ses environs immédiats, si celle-ci le leur demandait et si des circonstances exceptionnelles l'exigeaient".

Cette assistance, précise la résolution 1501, s'effectuera "pendant la période de désengagement de la Force devant s'échelonner jusqu'au 15 septembre 2003 au plus tard".

La force multinationale intérimaire d'urgence déployée à Bunia en vertu de la résolution 1484 du Conseil de sécurité du 30 mai 2003 achève sa mission le premier septembre.

Cette opération, appelée Artémis, avait été placée sous le commandement français. Son mandat consistait à sécuriser la ville de Bunia et son aéroport en raison de violents combats interethniques.

La Monuc, dont le mandat a été renforcé par la résolution 1493 du Conseil de sécurité le 28 juillet dernier, va désormais succéder à Artémis. Le mandat a été étendu jusqu'au 30 juillet 2004. La Monuc est autorisée à "prendre les mesures nécessaires, dans les zones de déploiement de ses unités armées" pour notamment protéger les populations civiles et les agents humanitaires. Un embargo de 12 mois sur les armes, dans cette région, a également été décidé.

La région de l'Ituri est le théâtre de violents affrontements depuis 1998. Ils opposent l'ethnie Lendu et à celle des Hema ainsi que leurs alliés respectifs pour la prise du pouvoir dans ce district, riche en ressources naturelles. Les combats n'ont pas épargné les populations civiles. Les victimes sont estimées à environ 50.000 personnes alors que 500.000 autres ont fui les massacres.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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