Une liste précédente avait suscité les protestations du président Joseph Kabila, des membres de l'ancien gouvernement et du Comité international d'appui à la transition congolaise (CIAT).
Le président Joseph Kabila et l'ancien gouvernement avaient, en effet, refusé les propositions du RCD-Goma car certains des militaires listés avaient été cités lors du procès de l'ancien président Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001.
Il s’agissait du général Bora Uzima et du colonel Georges Mirindi, anciens membres de la sécurité de Laurent-Désiré Kabila. Ils avaient réussi à prendre la fuite après l'assassinat de l’ancien président.
Le CIAT, pour sa part, protestait contre une liste qui, selon le communiqué publié à ce sujet, présentait "les noms de personnes dont le caractère controversé ne [répondait] pas aux exigences d’une transition non conflictuelle".
"Nous venons là, de faire une nouvelle concession pour faire avancer le processus de paix," a indiqué à la presse Azarias Ruberwa, président du RCD-Goma et l'un des quatre vice-présidents de la RDC.
Le RCD-Goma était, par ailleurs, revenu le premier août dernier sur son refus concernant l'attribution du contrôle des régions militaires en RDC. Après une période de blocage, l'ex-mouvement rebelle avait finalement accepté le découpage proposé par la commission de suivi :
L'ancien gouvernement a désormais en charge trois régions militaires. Le RCD-Goma et le Mouvement de libération du Congo (MLC) ont le contrôle de deux régions. Le RCD-Kisangani/Mouvement de libération, le RCD-National et les milices traditionnelles Mayi Mayi ont, enfin, la gestion d'une région militaire chacun.
Selon Atanase Matenda Kiela, la remise d'une liste acceptable par le RCD-Goma était le dernier obstacle à la publication des nominations des membres de l’état-major général de l’armée réunifiée.
"Dans les heures qui suivent, le président de la République, Commandant suprême des Forces armées congolaises, nommera par décret les officiers généraux et supérieurs composant l’état-major général des Forces armées, et ceux des états-majors et des commandements dans les régions militaires," a-t-il précisé.
La Commission de suivi du dialogue inter-congolais tenait ainsi sa dernière réunion. Elle a adopté son rapport final qu'elle soumettra à la prochaine réunion du gouvernement transitoire.
Les contentieux ultérieurs seront réglés par le parlement de transition dont la première session extraordinaire s'ouvrira le 25 août prochain.
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