"Nous avons accueilli avec une joie immense les 31 orphelins avec leurs protectrices. Que Dieu soit loué et que soient remerciés tous ceux qui nous ont soutenus dans cette lutte entre David et Goliath," a dit la source religieuse à Misna.
Le groupe avait trouvé une cachette pour échapper aux milices qui avaient attaqué Fataki.
Une religieuse congolaise a été tuée le week-end dernier durant l'attaque de cette localité, a rapporté une source religieuse à Misna.
"La victime, Soeur Mathilde, de la Congrégation des Servantes de Jésus, a été tuée par les milices, probablement Lendu, qui avaient assailli Fataki, habitée par une majorité de Hema," a rapporté Misna.
Selon l'agence d'information, "la soeur n'a pu s'échapper face aux agresseurs à cause de son grand âge et elle a été tuée. Les autres religieuses ont pris la fuite."
Les religieux n'ont, en revanche, aucune nouvelle du Père Faustin Mandro, 30 ans, vicaire paroissial.
"On ne sait pas encore s'il est mort, blessé ou s'il a réussi à se cacher dans la forêt. Nous sommes vraiment très préoccupés par son sort," a dit la source religieuse à Misna.
"Fataki est totalement isolé de la région et du monde. Personne n'entre ou ne sort de la ville ni ne sait ce qui s'y passe réellement," a-t-elle ajouté.
En raison de l'insécurité dans la région, la Monuc est incapable de se déployer en dehors de Bunia alors que la force multinationale intérimaire ne dispose que d'un mandat limité à la sécurisation de cette ville et de son aéroport.
Le Conseil de Sécurité a adopté, le 28 juillet, la résolution 1493 par laquelle il a renforcé le mandat de la Monuc en RDC. Les effectifs passeront de 8.700 à 10.800 hommes. La résolution autorise, aussi, l'usage de la force pour protéger les civils et les couloirs humanitaires en Ituri et dans les Kivu.
L'intensification des combats entre les ethnies Lendu et Hema depuis le mois de mai a provoqué le déplacement de 200.000 à 350.000 personnes selon des sources humanitaires. Aucun des groupes armés combattants en Ituri n'est signataire de l'accord sur le partage du pouvoir qui a conduit à l'installation d'un gouvernement transitoire, dirigé par le Président Joseph Kabila, le 30 juin dernier.
Depuis 1998, les combats ont provoqué la mort de quelques 50.000 personnes et déplacé près de 500.000 autres.
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