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Des réformes constitutionnelles permettent à Bongo de conserver le pouvoir

Le congrès gabonais a approuvé mardi, des amendements à la constitution qui permettraient au Président Omar Bongo, au pouvoir depuis 36 ans, de briguer un nombre illimité de mandats, ont rapporté des officiels du gouvernement à IRIN au téléphone.

Les changements ont également réduit les élections présidentielles et toutes les échéances électorales à un tour unique. La constitution prévoyait auparavant deux tours dans le cas où aucun candidat n’obtiendrait la majorité absolue de votes lors du premier scrutin.

L’abolition de la restriction à deux mandats présidentielles pour le Chef de l’Etat, a été contestée par plusieurs partis d’opposition, qui ont qualifié la révision de "coup d'Etat constitutionnel", ayant pour but de conserver indéfiniment Bongo au pouvoir.

Cependant, la mesure a été adoptée par le Parti Démocratique Gabonais du Président Bongo, qui détient une large majorité dans les deux chambres du parlement, et par d'autres partis de la mouvance présidentielle.

Bongo est arrivé à la tête de ce pays producteur de pétrole par un coup d'Etat en 1967. Il avait été réélu la dernière fois en 1998, avec 66 pour cent des voix, et son mandat actuel expire en 2005.

Des amendements constitutionnels introduits en 1997, limitaient le mandat du chef de l'Etat à deux périodes consécutives. Cette disposition vient d'être abrogée, accordant au Président âgé de 68 ans, la possibilité d'être réélu indéfiniment.

Bongo est le deuxième plus vieux Chef-d’Etat en exercice en Afrique, après le Président Gnassingbé Eyadéma du Togo. Les deux leaders entretiennent d'étroites relations avec la France, ancienne puissance coloniale.

Le Parlement qui était en période d'intersession, a été rappelé pour approuver les réformes constitutionnelles et voter les changements pendant la visite à Libreville, du ministre français des Affaires Etrangères, Dominique de Villepin, en tournée dans les Etats d'Afrique centrale.

Les richesses du Gabon en pétrole et en bois procurent à ce pays faiblement peuplé de 1,2 millions d'habitants, un revenu de plus de 4000 dollars par tête, un des plus élevés en Afrique. Cependant, l'économie y est actuellement stagnante.

Un résident de Libreville, contacté par IRIN, a commenté que la population aurait préféré un référendum populaire sur les amendements de la constitution plutôt qu'un vote parlementaire, mais Bongo a usé de ce mécanisme une seule fois au cours de son long règne.

D'autres changements constitutionnels adoptés par le Parlement mardi, viendraient renforcer l'indépendance du système judiciaire et le fonctionnement des institutions de l'Etat.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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