La cérémonie en question devait procéder à l’investiture des quatre vice-présidents qui seront en fonction sous la présidence de Joseph Kabila. Elle devait avoir lieu le jeudi 29 mai, selon l’échéancier fixé par la Commission nationale de suivi, un organisme chargé de mettre en place les diverses institutions d’un gouvernement de transition, qui dirigera le pays pendant deux ans.
Le plus grand mouvement rebelle, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), s’est retiré temporairement de la Commission de suivi, le 22 mai, en accusant le gouvernement de tenter de conserver pour lui-même le poste de chef de l’armée, et de vouloir contrôler la majorité des régions militaires.
Le porte-parole de la Commission, Atanase Matenda, a expliqué à IRIN que l’assermentation ne pourrait avoir lieu aussi longtemps que le problème de l’armée n’aura pas été résolu.
"Mais nous sommes obligés d’arriver à un accord", a déclaré M. Matenda . "L’absence de représentants du RCD-Goma est un gros obstacle au processus (de transition)", a-t-il ajouté.
M. Matenda a révélé que la Commission avait décidé de dépêcher une délégation à Goma en vue de réconcilier les points de vue divergents. Mais les dirigeants du RCD-Goma n’ont pas encore annoncé s’ils accepteraient de rencontrer cette délégation.
"Nous n’avons pas encore été notifiés officiellement de la visite de la délégation et ne connaissons pas encore la réponse que nous donnerons", a confié à IRIN le porte-parole du RCD-Goma, Jean-Pierre Lola Kisanga.
Toutes les parties belligérantes de la RDC ont signé un accord de paix, le 2 avril à Sun City, en Afrique du Sud. Conçue pour mettre un terme à plus de quatre ans de combats, cette entente ouvrait la porte à une période de transition de deux ans, suivie par la tenue d’élections.
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