"Il nous incombe de concrétiser, dans les meilleurs délais, la volonté politique exprimée dans le communiqué final d'une réunion tenue le 20 mai entre les responsables de nos gouvernements ", a déclaré le chef des états-majors conjoints du Burkina, le colonel Ali Traoré, à l'ouverture de la réunion.
Une délégation ivoirienne composée de vingt membres, sous la houlette du colonel Mian Gaston, participe à la réunion des 28-29 mai. " En tant qu'hommes de la Défense et de la Sécurité, nous devons définir sans délais les modalités pour sécuriser et ouvrir à nouveau la frontière ", a-t-il insisté.
La crise ivoirienne, qui a éclaté le 19 septembre dernier, a fait que les forces rebelles contrôlent le nord de la Côte d'Ivoire, bloquant la route et la ligne ferroviaire menant au port d'Abidjan, par lequel transite la majeure partie du commerce extérieur du Burkina Faso, enclavé.
Un diplomate à Ouagadougou, qui a requis l'anonymat, a cependant indiqué que les souffrances des ressortissants du Burkina Faso en Côte d'Ivoire constituaient encore un obstacle pour la pleine reprise des relations. " Nous sommes encore fortement préoccupés par les souffrances de milliers d'entre eux dans l'ouest ", a-t-il commenté. " Des médias proches du gouvernement ivoirien ont récemment accusé des Burkinabès d'appuyer les rebelles ".
Les autorités ivoiriennes ont accusé le Burkina Faso de soutenir la rébellion, accusations récusées par le gouvernement de Ouagadougou. Des Burkinabès résidant en Côte d'Ivoire ont subi des exactions, ce qui a obligé des milliers d'entre eux à retourner dans leur pays.
Depuis lors, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), entre autres, s'évertue à réconcilier les deux pays, ce qui a conduit à un dégel des relations. Il y a eu un échange de visites entre des délégations des deux pays.
Le 20 mai, des responsables en conciliabule à Ouagadougou ont annoncé que les chefs de leurs états-majors allaient se réunir en vue de " définir les modalités de sécurisation et d'ouverture dans les meilleurs délais ", et d'accompagner " la volonté politique manifeste des deux gouvernements [burkinabè et ivoirien] pour la reprise des activités économiques et commerciales ".
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