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Constitution d'un Comité pour réintégrer les anciens soldats en exil

La République centrafricaine (RCA) a mis en place un comité interministériel chargé de superviser la réintégration dans l'armée de 800 anciens soldats qui sont rentrés chez eux après deux ans d'exil en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi à IRIN le ministre de la communication, Parfait Mbaye.

Les soldats avaient pris la fuite après avoir été accusés d'avoir participé à un coup d'Etat le 28 mai 2001, organisé par l'ancien président André Kolingba, contre le chef d'Etat d'alors, Ange-Félix Patassé.

Le ministre des affaires sociales, Léa Doumta, dirige le comité qui examine les dossiers des anciens soldats pour leur réintégration dans l'armée. M. Mbaye a indiqué que le comité examinait chaque cas individuellement. «Il va falloir de gros moyens pour les réintégrer dans l'armée, » a précisé M. Mbaye.

Il a ajouté qu'un grand nombre d'anciens soldats se trouvaient encore au nord de la RDC dans la ville de Zongo - de l'autre côté du fleuve Oubangui en face de la capitale centrafricaine, Bangui. Le retour des anciens soldats a été encouragé par une amnistie garantie le 23 avril par le dirigeant actuel de la RCA, François Bozizé. En août 2002, le tribunal pénal de la RCA a inculpé 800 personnes, dont grand nombre par contumace, pour leur participation au coup d'Etat du 28 mai 2001. M. Kolingba, ses deux fils et une vingtaine de co-accusés ont été condamnés à mort.

Ce lundi, M. Bozizé a annoncé qu'il rendait à M. Kolingba son rang militaire de lieutenant général. Après la tentative de putsch de M. Kolingba, le président Patassé l'avait déchu de son statut de général retraité. M. Kolingba a été président de 1981 à 1993.

Parallèlement, environ 210 membres de la force de protection de M. Patassé et des miliciens sont revenus à Bangui après deux mois d'exil dans l'est du Cameroun, a indiqué M. Mbaye. Ces personnes sont aujourd'hui hébergées dans la base militaire de Bouar, à 454 km au nord-ouest de Bangui, mais vont être rapatriées sur Bangui.

Lorsque M. Bozizé a renversé le président Patassé le 15 mars dernier, une partie des forces de protection du président, des miliciens et des mercenaires sont allés se réfugier au Cameroun. M. Patassé est resté au Cameroun jusqu'au 20 mars avant de partir pour Lomé, la capitale togolaise.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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