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Le président de la République centrafricaine (RCA), François Bozizé, a amnistié tous les individus jugés coupables d’implication dans la tentative de coup d’État du 28 mai 2001, dirigée par André Kolingba, a annoncé mercredi la station radiophonique d’État, Radio Centrafrique.
En août 2002, une cour pénale a condamné environ 800 personnes, dont 600 par contumace, pour leur rôle dans cette conspiration visant à évincer le président de l’époque, Ange-Félix Patassé. Faisaient partie des condamnés à mort par contumace M. Kolingba lui-même, ses deux fils, et une vingtaine d’autres membres de l’ethnie Yakoma.
La radio a précisé que cette amnistie ne signifiait pas que ses bénéficiaires pourraient automatiquement réintégrer leurs anciennes fonctions. Le ministre de la Justice et M. Bozizé examineront chaque cas individuellement. M. Kolingba, qui fût président de 1981 à 1993, a annoncé en mars son intention de revenir éventuellement d’exil, s’il était amnistié.
Les observateurs considèrent cette amnistie comme un geste important en faveur d’une réconciliation des groupes ethniques centrafricains. Cette mesure pourrait inciter quelque 10 000 réfugiés Yakoma vivant en République démocratique du Congo et dans la République du Congo, à retourner vivre en RCA.
M. Bozizé a renversé M. Patassé le 15 mars lors d’un coup d’État.
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