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Les parties signent un accord de paix

L'ensemble des parties impliquées dans la guerre qui fait rage en République démocratique du Congo (RDC) depuis près de cinq ans ont signé mercredi un accord de paix, sachant que les plus grandes difficultés pour mettre un terme au conflit n'ont pas encore été résolues.

Lors de la session finale des pourparlers en Afrique du Sud, le gouvernement congolais, les mouvements rebelles, les partis de l'opposition politique et
les représentants de la société civile se sont mis d'accord pour mettre en place un gouvernement transitoire en RDC qui surveillera les élections démocratiques au bout de deux ans.

Or, le président de la RDC, Joseph Kabila, qui sera reconduit dans ses
fonctions de président sous le nouveau régime soutenu par quatre
vice-présidents issus des mouvements rebelles, n'était pas présent pour
signer l'accord en personne.

Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'est félicité de cet accord
qui, selon lui, offre aux Congolais « la meilleure chance de restaurer la
paix » dans leur pays. Dans un discours prononcé en son nom par son Envoyé spécial, Moustapha Niasse, M. Annan a prévenu : « Personne ne doit imaginer que l'accord inclusif va se mettre en application tout seul. Les tâches les plus complexes et les plus difficiles restent à accomplir. »

Tandis que les parties ont accepté que les combattants rebelles soient
intégrés dans une nouvelle armée nationale, des questions essentielles
demeurent quant à la structure de commandement d'une force intégrée.

Les chefs rebelles ont également exprimé leurs craintes d'une visite dans la capitale, Kinshasa, et ont demandé qu'une force internationale neutre les protège.

M. Annan a déclaré que la tâche la plus urgente était de résoudre le conflit au nord-est de la RDC « où les habitants se trouvent aujourd'hui dans une situation qui est sans doute plus difficile qu'elle ne l'était avant la signature des accords. »

Le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur dans la crise en RDC et président actuel de l'Union africaine, voit également les tensions dans la région du nord-est comme une menace sérieuse pour l'accord de paix. « Rien ne peut en aucune manière justifier la poursuite des massacres du peuple congolais, alors même que vous ici qui représentez la majorité écrasante de
ces masses vous êtes réunis pour faire cette déclaration solennelle. Ouvrons la voie à la paix, à l'unité nationale et à la réconciliation nationale, » a déclaré M. Mbeki aux délégués présents à la rencontre de Sun City.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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