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M. Bozizé forme un gouvernement transitoire

Le premier ministre de la République centrafricaine, Abel Goumba, a nommé
lundi son gouvernement transitoire, composé de 28 membres provenant de la
société civile et de l'ensemble de la classe politique. M. Goumba a
également promis de restructurer les services financiers et verser aux
fonctionnaires 32 mois d'arriérés de salaire.

Le nouveau gouvernement est composé de cinq ministres issus de la
Concertation des partis politiques d'opposition, quatre de la Convention des patriotes centrafricains, la branche politique de la force rebelle du président auto-proclamé, François Bozizé, deux du Rassemblement démocratique centrafricain de l'ancien président André Kolingba, deux du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti du président récemment renversé, Ange-Félix Patassé, deux de la société civile, deux femmes et quatre militaires. Sept portefeuilles ont été attribués aux autres partis.
François Bozizé, assisté d'un secrétaire d'Etat, dirige aussi le ministère de la défense. M. Goumba, avec deux autres ministres, occupe le ministère de l'Economie, des finances, de la planification, du budget et de la coopération internationale. L'ancien porte-parole de M. Bozizé, le capitaine Parfait Mbaye, est ministre des communications. Bruno Dacko, fils du premier président centrafricain, David Dacko, a reçu le portefeuille du tourisme.

La participation du MLPC dans le gouvernement traduit clairement la volonté de M. Bozizé de réconcilier la nation, a déclaré M. Goumba, ajoutant que ceux qui ont été impliqués dans des affaires de détournement de fonds et autres infractions, seront traduits en justice.

« Certains se cachent car ils sont conscients de leurs crimes, » a-t-il dit.

De nombreuses figures du MLPC sont encore réfugiées dans les ambassades du Nigeria, du Tchad et de la France à Bangui. Des citoyens révoltés ont pillé leurs résidences au lendemain du coup de force de M. Bozizé survenu le 15 mars.

M. Goumba a précisé que la durée du gouvernement transitoire était liée à la restauration de la sécurité dans le pays. « La première priorité de mon
gouvernement est la restauration de la sécurité, » a-t-il indiqué.

Les forces de sécurité centrafricaines, les troupes françaises et la force de maintien de la paix de la Communauté économique et monétaire des Etats de
l'Afrique centrale (CEMAC) garantiront le respect de cette priorité, a-t-il commenté. Les Français, a-t-il ajouté, resteront dans le pays « jusqu'au retour du calme et de la sécurité ».
Au cours de son mandat, M. Patassé avait utilisé les services du Mouvement de Libération du Congo, mouvement rebelle qui contrôle une partie du nord de la République démocratique du Congo, pour lutter contre la rébellion de M. Bozizé. Les Congolais, qui se sont retirés peu de temps avant le renversement de M. Patassé, étaient réputés pour commettre des actes de harcèlement, de pillage et des viols au sein de la population dans une partie de la capitale, Bangui. M. Goumba a affirmé que son gouvernement n'avait rien à voir avec les rebelles congolais dirigés par Jean-Pierre Bemba.
« Nous ne pouvons pas établir de relations avec un rebelle, nous le ferons avec [le président de la RDC Joseph] Kabila, » a ajouté M. Goumba. « La RCA est sous la menace permanente des troupes de Bemba. »


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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