démocratique du Congo (RDC), Amos Namanga Ngongi, a rejeté vendredi les
allégations selon lesquelles des troupes rwandaises seraient revenues en RDC. S'adressant aux journalistes au quartier-général de Kinshasa de la
Mission de l'ONU en RDC, appelée la MONUC, M. Ngongi a reconnu que la
situation demeurait tendue dans le district de l'Ituri, malgré la présence de troupes ougandaises ayant pour mandat d'y assurer la sécurité en vertu de l'accord conclu en septembre 2002 entre les présidents Joseph Kabila de la RDC et Yoweri Museveni de l'Ouganda.
L'évêque catholique de Beni-Butembo, Sikuli Melchisedech, et un groupe
d'ONG basées à Bruxelles, ont affirmé que des mouvements massifs de troupes
rwandaises et burundaises avaient effectivement eu lieu en mars dans l'est de la RDC.
M. Ngongi a par ailleurs souligné que les troupes ougandaises, qui seraient
dans une position pour le faire, ne se sont pas plaintes de la prétendue
présence de troupes rwandaises. Il a justifié son rejet des rumeurs à cet
effet en rappelant que les observateurs de la MONUC n'avaient pas pu confirmer la présence de troupes rwandaises en RDC.
La semaine dernière, M. Ngongi a visité les capitales de l'Ouganda et du Rwanda pour s'entretenir avec des dirigeants de ces deux pays. Il a
également eu des discussions avec le président Kabila à Kinshasa. M. Ngongi a soutenu que les chefs d'État de la RDC, du Rwanda et de l'Ouganda lui ont tous donné l'assurance qu'il n'était pas dans leur intérêt de reprendre les combats au Congo.
Les troupes ougandaises doivent se retirer de la RDC le 24 avril, en vertu de l'accord de cessez-le-feu que les belligérants ont signé le 13 mars à Bunia, dans le district de l'Ituri de la province Orientale.
Durant ce temps, le Mécanisme de vérification de la Tierce Partie, mis en place pour faire respecter l'accord de paix de juillet 2002 entre le Rwanda et la RDC, a rendu publique une déclaration vendredi, après une mission d'enquête au Rwanda, en Ouganda et dans l'est de la RDC, entreprise selon les directives du président de l'Union africaine. Cet organe de vérification
a précisé que ses tâches consistaient surtout à vérifier les allégations et
contre-allégations faites par le Rwanda et l'Ouganda concernant la sécurité dans l'est de la RDC, et à enquêter sur les informations relatives à un déploiement imminent de troupes par le gouvernement de la RDC pour réagir à ces menaces.
Le rapport préliminaire de cet organisme de vérification a été soumis au Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, et au président sud-africain, Thabo Mbeki, à titre de composantes principales de la Tierce Partie à l'Accord de paix de Pretoria.
Dans sa déclaration, le mécanisme de vérification a rapporté que "beaucoup
d'activités militaires agressives représentant une menace directe au
processus de paix" se déroulent actuellement dans certaines zones de la RDC, notamment dans celles de Minembwe, Lulimba, dans le Parc national de Virunga, à Rutsuru, Bunyakiri, Walikale, ainsi que dans les axes Beni-Butembo-Lubero et Kanyabayonga-Bunyatenge. L'organisme a par ailleurs incité l'Ouganda à s'en tenir à la date prévue pour retirer ses troupes. Il a aussi exhorté la RDC à ne pas se laisser pousser à déployer ses troupes
dans la partie orientale du pays.
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