« Nous sommes prêts a signer un cessez-le-feu avec l'Ouganda, mais pas avec les autres groupes avec qui nous ne sommes pas antagonistes... On ne peut signer un cessez-le-feu qu'avec ceux contre qui on se bat, » a déclaré mercredi à IRIN Thomas Lubanga, chef de l'UPC.
Lubanga, qu'on avait dit mort dans un hôpital de Kisangani des suites de
blessures au combat, a indiqué au moment où il était entendu par IRIN qu'il se trouvait près de Bunia, principale ville du district de l'Ituri au nord-est de la RDC.
Les forces de l'Ouganda et celles de l'UPC se sont affrontées à Fataki, à 60 km au nord-est de Bunia, au moment de la signature de l'accord. Aux termes de cet accord, les parties ont accepté de cesser d'acquérir des armes, des munitions et d'autre équipement militaire et de mettre un terme au recrutement d'enfants soldats. Ils ont également accepté de libérer tous les otages. En outre, les localités de Komanda et Mambasa doivent être démilitarisées, conformément à l'accord de Gbadolite du 30 décembre 2002.
A part l'UPC, les sept groupes politico-militaires actifs en Ituri ont signé l'accord de Bunia. Les signataires sont les Lendu du territoire de Djugu, les Lendu-Bindi, le PUSIC, le FNI, le FPDC et le Rassemblement congolais pour la démocratie-ML. Ces milices et chefs de divers groupes ethniques
originaires de cette région riche en minerais ont été rivaux pendant des
décennies. M. Lubanga a fait savoir qu'il n'était pas prêt à déposer les
armes mais pouvait, à la place, poursuivre la guerre contre ce qu'il décrit comme étant « l'occupation ougandaise de l'Ituri ».
Ont participé à la cérémonie de signature, des envoyés des gouvernements de la RDC, de l'Ouganda ainsi que des attachés miitaires d'Etats membres du Conseil de sécurité de l'ONU : l'Angola, le Cameroun, la Chine, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Des envoyés de Belgique, l'ancienne puissance
coloniale de la RDC et l'Afrique du Sud étaient aussi présents.
L'accord doit être suivi de la mise en place jeudi à Bunia d'un organe
préparatoire pour la Commission de pacification de l'Ituri si longtemps
attendue. Le représentant de la RDC responsable du processus de paix dans la région des Grands Lacs, Vital Kamerhe, a déclaré que la commission
permettrait à Kinshasa de réaffirmer son autorité en Ituri.
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