déroulés dans la région située entre Bunia, au nord-est de la République
démocratique du Congo, et la frontière de l'Ouganda voisin, a déclaré vendredi à IRIN Thomas Lubanga, chef de la faction rebelle de l'Union des patriotes congolais qui contrôle la ville.
Ce dernier a indiqué qu'environ 760 personnes - essentiellement des civils - ont trouvé la mort. Ce bilan n'a toutefois pas été confirmé de source indépendante.
Selon M. Lubanga, la plupart des personnes déplacées sont arrivées de Bogoro et Tshiayi, respectivement à 20 km et 15 km au sud-est de Bunia.
« Des combats violents ont éclaté depuis lundi à Bogoro, et ce matin lors d'une offensive que nous avons repoussée à Tshiayi, » a fait savoir M.Lubanga.
Les attaques auraient été lancées par une force de coalition soutenue par
les Forces armées congolaises, et approvisionnée en armes et munitions par l'armée ougandaise, a expliqué M. Lubanga.
Ce dernier a ajouté qu'il soupçonnait la participation du Front pour
l'intégration et la pacification de l'Ituri, une milice rivale créée en
début de mois.
M. Lubanga n'avait, pour l'heure, encore reçu aucune information sur les
pertes subies par ses opposants, mais il a pu donner un bilan de ses propres
forces faisant état de huit morts et 12 blessés.
Il a prévenu que les conditions de vie déjà difficiles des habitants de
Bunia - où un grand nombre de déplacés y ont déjà trouvé refuge lors de précédents combats - ne feraient que s'aggraver avec l'arrivée probable de milliers de nouveaux déplacés.
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