Cette force de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC) est déployée en République centrafricaine (RCA) depuis décembre dernier.
Jusqu’à maintenant, seules la France et la Chine sont venues en aide à cette force, selon son commandant. La France a procuré des fonds et un soutien logistique. Quant à la Chine, elle a injecté 100 millions de francs CFA (soit environ 153 800 dollars des É.-U.). La force utilise actuellement l’argent chinois pour défrayer ses dépenses quotidiennes, dit-il. L’Allemagne a aussi promis de soutenir la force régionale.
M. Ratanga a précisé qu’à l’approche de la tenue du dialogue national de réconciliation, la force de la CEMAC pourrait se faire demander d’assurer la sécurité des participants. Ses troupes devront alors renforcer leurs patrouilles dans les rues, a-t-il ajouté.
Le dialogue national est provisoirement prévu pour le mois de mars. Son équipe de coordination, dirigée par l’évêque Paulin Pomodimo, est en train d’effectuer une mission en France, en Belgique et aux États-Unis, pour tenir des pourparlers préliminaires avec des exilés centrafricains et des responsables des Nations Unies, à New York.
Jusqu’à maintenant, seulement trois pays ont fourni des soldats à la force: le Gabon a envoyé 46 soldats, la République du Congo, 126, et la Guinée équatoriale, 31. Les contingents du Mali et du Cameroun y sont toujours attendus. Cette force est autorisée à compter dans ses rangs jusqu’à 350 hommes.
La force de la CEMAC a reçu pour mandat de protéger le président Ange-Félix Patassé, de surveiller la sécurisation de la frontière entre la RCA et le Tchad, et de restructurer l’armée centrafricaine.
Durant ce temps, un journal de Bangui, l'Écho de Centrafrique, publiait les propos adressés le 7 février par le président Patassé aux députés de son parti, le Mouvement de libération du peuple centrafricain, où il révélait que son homologue tchadien, le président Idriss Deby, allait très bientôt effectuer une visite en RCA.
Les relations entre les deux hommes se sont considérablement tendues depuis novembre 2001, lorsque l’ancien chef d’état-major de l’armée centrafricaine, le général François Bozizé, s’est enfui au Tchad avec une partie de l’armée de la RCA.
Par ailleurs, Radio France Internationale rapportait jeudi que Jean-Pierre Bemba, le chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), qui a soutenu l’armée de la RCA, avait confirmé que le retrait de ses troupes de la Centrafrique débuterait samedi. Le MLC est établi au nord-ouest du pays voisin, la République démocratique du Congo.
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