1. Accueil
  2. Africa
  3. Central African Republic

Le budget pour le dialogue national estimé à 1,2 million de dollars

La République Centrafricaine (RCA) a préparé un budget provisoire de 750 millions de francs CFA (1,2 million de dollars) pour un "dialogue national" qui doit se tenir en mars, indique un document officiel remis à IRIN.

Le Ministère des Finances de la RCA et l'équipe de coordination du dialogue national ont préparé le budget provisoire. Le ministre adjoint des finances, Lazare Doloula, et le coordinateur du dialogue, l'évêque Paulin Pomodimo, ont signé le document le 28 janvier.

Le président Ange-Félix Patassé a annoncé le 25 novembre 2002 qu'un dialogue national aurait lieu en vue de mettre fin à la rébellion et de réconcilier le peuple centrafricain.

Le budget provisoire se divise en deux parties - la phase préparatoire et les négociations à proprement dit. Le coût de la phase préparatoire est estimé à 150 millions de francs CFA (1 dollar=588 francs CFA), qui serviront à la construction de bâtiments, à l'achat de véhicules et de fournitures de bureau, et à l'organisation des voyages à l'étranger des membres de l'équipe de coordination et autres dépenses.

La seconde phase est estimée à 600 millions de francs CFA. Le gouvernement espère le soutien de la communauté internationale et des "pays amis" pour cette phase, qui se compose des factures d'hôtels, des dépenses journalières des participants, de la logistique, de la sécurité, des transports et autres frais.

Selon l'équipe de coordination du dialogue, environ 500 participants sont attendus. La plupart d'entre eux viendra de la capitale Bangui, les autres seront issus des provinces ou seront des personnes exilées en Europe, aux Etats-Unis et en Afrique.

Une quinzaine d'ambassadeurs postés à Bangui et une cinquantaine d'invités, dont des observateurs et des journalistes étrangers, seront invités au dialogue qui devrait durer 10 jours.

S'adressant lundi aux responsables de la mission lors d'une réunion organisée par le premier ministre Martin Ziguélé, l'évêque Pomodimo a émis la possibilité que le dialogue se passe en mars.

A l'issue de consultations auprès des "acteurs sociaux et politiques", Mgr Pomodimo et son adjoint Henri Maidou doivent se rendre en France et aux Etats-Unis pour y rencontrer des opposants en exil, notamment l'ancien chef d'Etat-major des armées, François Bozizé, dont les troupes rebelles occupent actuellement le nord et le centre de la Centrafrique. "Nous devons connaître les concessions que les rebelles sont prêts à faire et ce que nous sommes prêts à offrir," a indiqué lundi Mgr Pomodimo sur les ondes de la radio d'Etat Radio Centrafrique.

La radio a rapporté que Mgr Pomodimo et M. Maidou avaient gagné la capitale gabonaise, Libreville, pour y rencontrer le président Omar Bongo, avant de poursuivre leur visite dans la capitale de la République du Congo, Brazzaville, afin de s'entretenir avec le président Denis Sassou-Nguesso, qui est également président de la Communauté monétaire et économique d'Afrique centrale. "Avant de nous rendre à Paris, nous devons consulter ces personnes dont la sagesse est grande," a ajouté Mgr Pomodimo. Les deux émissaires doivent se rendre à Paris et à New York pour y rencontrer des opposants en exil et des responsables de l'ONU.

Parallèlement, l'équipe de coordination a mis sur pied une commission de 30 membres chargés de préparer le dialogue. Les membres de la commission représentent les différents intérêts politico-religieux en RCA, syndicats du travail et organisations pour la jeunesse et pour la femme.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join