Cette déclaration de M. Kotazo, diffusée par la radio d'État Radio
Centrafrique, répliquait aux rumeurs persistantes selon lesquelles les
rebelles fidèles à l'ancien chef d'état-major de l'armée, François Bozizé, progressaient vers le sud et perturbaient la circulation sur cette route.
"Il n'en est rien", a insisté M. Kotazo. "Nos vaillantes forces de sécurité et de défense continuent d'assurer, comme elles l'ont toujours fait, la sécurité sur cet axe", dit-il. Selon le ministre, les forces
gouvernementales contrôlent toujours Bossembélé (157 km au nord-ouest de
Bangui), Bossemptélé (295 km au nord-ouest de Bangui), Baoro (392 km au
nord-ouest de Bangui) et Bouar (454 km au nord-ouest de Bangui).
La route Bangui-Douala constitue l'artère principale par laquelle transitent les importations et exportations de la Centrafrique. Des analystes estiment en outre qu'elle représente désormais la plus importante cible visée par les
rebelles. Ayant échoué à démettre le président Ange-Félix Patassé,
lorsqu'ils ont envahi Bangui, le 25 octobre dernier, les rebelles
ambitionneraient maintenant d'étouffer Bangui, en coupant la ville de ses approvisionnements par voie terrestre.
Les rebelles sont déjà parvenus à isoler Bangui des zones agricoles du nord, du centre et de l'est du pays, générant ainsi des hausses de prix dans les marchés de la capitale.
Par ailleurs, Radio France Internationale a annoncé lundi que les rebelles avaient désigné de nouvelles autorités administratives dans les zones sous leur contrôle. RFI a aussi révélé qu'ils organisaient des rassemblements
publics pour expliquer leurs actions à la population.
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