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Un autre chef rebelle signe un protocole d'accord pour l'application du cessez-le-feu

Le président burundais Pierre Buyoya et le chef de file d'une faction du Conseil national pour la défense de la démocratie-Force pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), Pierre Nkurunziza, ont co-signé lundi un protocole d'accord, ouvrant la voie vers la mise en application de la trêve obtenue à Arusha, en Tanzanie, le 2 décembre 2002.

La radio et télévision sud-africaine (SABC) a rapporté mardi que le protocole d'accord, signé dans la capitale administrative de l'Afrique du Sud, Pretoria, avait été conclu à l'issue d'une "réunion-marathon", qui aurait dû se terminer dimanche.

Le cabinet du président sud-africain a fait savoir que les parties s'étaient mises d'accord sur "la mise en place urgente" d'une commission mixte pour le cessez-le-feu; sur la mise à disposition d'informations à l'usage du médiateur de paix pour le Burundi, le vice-président sud-africain Jacob Zuma, en vue de faciliter la finalisation de "l'Accord technique des Forces"; sur le déploiement immédiat de la Mission d'Observation militaire de l'Union africaine, selon les délais impartis par le médiateur. L'Ethiopie, le Mozambique et l'Afrique du Sud ont accepté de fournir des troupes dans le cadre de cette mission. Les parties ont également convenu que leurs comités techniques se réuniraient à Dar es Salaam à partir du 30 janvier "pour peaufiner les modalités de la mise en application et faire part de leurs conclusions auprès des intéressés et du médiateur d'ici le 8 février 2003 à Pretoria," a précisé le cabinet du président. Les parties ont également évoqué le problème des vivres fournis aux combattants du CNDD-FDD et ont décidé que les deux points de ravitaillement des soldats se situeraient dans les provinces de Bubanza au nord-ouest du pays, et de Ruyigi à l'est.

M. Zuma a indiqué que l'accord obtenu lundi marquait "une étape cruciale" vers la mise en application totale de l'accord de trêve. Ce processus avait été menacé par la poursuite des combats en dépit des accords de cessez-le-feu signés entre le gouvernement de transition du Burundi et l'ensemble des factions rebelles à l'exception d'une.

M. Zuma avait fait office de médiateur lors de la ratification d'un protocole semblable en décembre 2002 avec les autres chefs des rébellions burundaises, Jean-Bosco Ndayikengurukiye du Parti de libération du peuple hutu-Forces nationales de libération, et Alain Mugabarabona du CNDD-FDD.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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