Il a lancé cet appel le 26 janvier, second anniversaire de son accession à la présidence, devant des parlementaires assemblés dans la ville de Lubumbashi (sud-est du pays). Le président a soutenu que la transformation politique des mouvements rebelles constituait "le meilleur moyen de traduire (dans les faits) le respect vis-à-vis de notre peuple".
Son Gouvernement, dit-il, s'est efforcé de prouver ses "bonnes intentions" en s'engageant sur la voie menant vers la démocratie, en exécutant les obligations prises dans l'accord de paix, et en favorisant une transition consensuelle qui comprenne tous les protagonistes de la crise congolaise ayant signé l'accord de Pretoria, le 17 décembre, en Afrique du Sud.
M. Kabila a tracé à grands traits un tableau de la conjoncture socio-économique du pays depuis son arrivée au pouvoir. Il a rappelé qu'avec
l'aide des institutions de Bretton Woods (qui ont promis de soutenir son
pays après une interruption d'une décennie), son administration avait réduit l'inflation, la faisant passer de 511 pour cent en 2000 à 15 pour cent en 2002. Par ailleurs, il a demandé au Gouvernement d'envisager de suspendre pour un an la taxe à l'importation des machines agricoles, matériels aratoires et véhicules utilitaires, ajoutant que son Gouvernement entendait poursuivre l'électrification de plusieurs villes et cités du pays. "L'action
gouvernementale, en 2003, se focalisera également sur la poursuite de l'assainissement de l'environnement des affaires, le développement et l'émulation du secteur privé, et cela, à travers des actions concrètes", a-t-il aussi déclaré.
Son discours a fait référence aux enfants de la rue et notamment au
phénomène des enfants accusés de sorcellerie. L'UNICEF estime qu'il y a plus de 15 000 enfants de la rue à Kinshasa, la capitale, et que la majorité le sont devenus après avoir été évincés du foyer familial par leurs parents qui les accusaient de pratiquer la sorcellerie. "Il s'agit d'une violation pure et simple des droits de l'enfant que toute conscience humaine doit désapprouver. J'invite donc les magistrats, chargés de protéger les faibles, spécialement les enfants, d'appliquer la loi avec toute sa rigueur en cette matière", a insisté M. Kabila.
Joseph Kabila a prêté serment à titre de nouveau président le 21 janvier
2001, succédant à son père, Laurent-Désiré Kabila, cinq jours après que ce dernier ait été abattu par balles par un garde du corps.
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