annonçant que les rebelles s'étaient emparés de la ville de Bouar, à 454 km au nord-ouest de la capitale, Bangui.
"Il s'agit (d'une allégation) scandaleuse et grossière. Bouar possède une très grosse garnison militaire", a-t-il lancé à IRIN. M. Yangongo réagissait ainsi aux articles d'un quotidien local, Le Confident, prétendant que les
rebelles dirigés par le général François Bozizé, un ancien chef d'état-major de l'armée centrafricaine (actuellement en exil en France), avaient capturé la ville de Bouar.
Située sur la route principale reliant Bangui à la ville portuaire de Douala (Cameroun), par laquelle transitent la plupart des importations et exportations de la RCA, Bouar représente une ville stratégique, disposant d'une piste d'atterrissage et d'une ancienne base militaire française transformée en camp d'entraînement de l'armée centrafricaine.
Bouar est la capitale du Nana Mambere, une province voisine de celle d'Ouham Pendé, qu'occupent en partie les rebelles. Les forces gouvernementales et leur allié, le Mouvement de libération du Congo, ont repris Bozoum (à 384 km au nord-ouest de Bangui), la capitale de la province de l'Ouham Pendé, le 20 décembre dernier. Bozoum se trouve, en fait, à une centaine de kilomètres à l'est de Bouar.
Le général Yangongo a rappelé que la province du Nana Mambere accueille de
nombreuses personnes déplacées provenant de l'Ouham Pendé. "La situation humanitaire est catastrophique dans cette zone", dit-il, en déplorant que les ONG humanitaires ne viennent pas en aide à ces déplacés. Les agences
humanitaires des Nations Unies négocient encore avec le Gouvernement
centrafricain, de même qu'avec les rebelles, afin d'accéder aux zones
isolées qu'ils contrôlent.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions