"Il ne sert plus à rien de capturer un kilomètre carré supplémentaire,
maintenant qu'un accord global et inclusif a été signé par les
belligérants", a déclaré M. Ngongi.
La seule question bloquant encore l'entrée en vigueur de la trêve, a-t-il ajouté, réside dans la bataille pour Mambasa, à quelque 500 km au nord-est de Kisangani, dans la province Orientale. Selon lui, en date de mercredi, le Rassemblement pour la démocratie - National (RCD-N) contrôlait Mambasa. Plus
tôt, soit lundi, le RCD-N avait capturé la localité de Kamanda, non loin de Mambasa.
Le RCD-N, soutenu par le Mouvement pour la libération du Congo, combat le RCD - Kisangani - Mouvement de libération (RCD-K-ML) dans cette zone. Les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir violé la trêve conclue en marge des négociations de Pretoria (Afrique du Sud), sur la mise en place d'un Gouvernement de transition global et inclusif en RDC.
M. Ngongi a fait part de ses vives préoccupations à l'égard de la situation actuelle des habitants de la zone touchée. "Il est incroyable que l'on parle aujourd'hui de la nécessité de fournir des secours alimentaires à 16 millions d'habitants, dans un pays où tout peut être cultivé", dit-il.
Il a aussi annoncé que la MONUC avait dépêché mercredi une équipe de quatre
observateurs à Béni. M. Ngongi a en outre fait observer qu'il est rassurant, à cet égard, que la section humanitaire de la MONUC puisse coopérer avec les autres organismes humanitaires, pour assurer que les secours parviennent aux
personnes dans le besoin.
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