mardi un accord global sur le partage du pouvoir, pour créer un Gouvernement d'unité nationale et, espère-t-on, mettre fin à quatre années de guerre, selon des organes d'information.
Selon les termes de cet accord obtenu après des mois de négociations
ininterrompues (appelées "dialogue intercongolais"), le président Joseph
Kabila demeurera à son poste pour les deux prochaines années et ce, jusqu'à
la tenue des premières élections à avoir lieu depuis que ce pays a gagné son indépendance de la Belgique, en 1960. M. Kabila sera assisté par quatre vice-présidents, représentant respectivement le Gouvernement (actuel), le Rassemblement congolais pour la démocratie - Goma, le Mouvement de libération du Congo (MLC), et l'opposition politique non armée.
Le nouveau Gouvernement comptera 36 ministres et 25 ministres adjoints.
L'Assemblée nationale sera composée de 500 membres, et le Sénat, de 120.
L'accord précise que le Conseil supérieur de la Défense sera présidé par le président de la République. Une police nationale intégrée sera chargée d'assurer la sécurité dans le pays.
L'AFP rapporte que l'accord permettra aux ministres des divers groupes de
disposer de leurs propres gardes du corps. On a toutefois abandonné la
proposition pour que 2 000 soldats sud-africains assurent leur sécurité. Le MLC s'est vu accorder la présidence de l'Assemblée nationale, après avoir plaidé pour que ce poste lui revienne, afin d'assurer un juste équilibre du pouvoir, d'ajouter l'AFP.
Les représentants du Gouvernement, des mouvements rebelles, des milices, des partis d'opposition et de la société civile ont tous signé l'accord - qui constitue le premier à englober l'ensemble des parties. Le président sud-africain, Thabo Mbeki, s'est occupé personnellement des parties durant ces négociations qui ont débuté dimanche, confiait le site Internet du journal Mail & Guardian. À l'origine, le dialogue intercongolais a commencé le 15 octobre 2001 dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba. [Pour plus de détails sur l'accord, lire le Mail & Guardian sur http://www.mg.co.za/Content/l3.asp?ao=9483]
Après la signature de l'accord, l'Émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU pour la RDC, Mustapha Niasse, a confié que, pour la "prochaine étape", le médiateur du dialogue intercongolais, Ketumile Masire, assurerait la direction de la prochaine phase du dialogue intercongolais.
Le commissaire du Gouvernement de la RDC délégué au processus de paix dans
la région des Grands Lacs, Vital Kamerhe, a affirmé que l'accord marque la "réunification du pays".
Le porte-parole du Gouvernement, Kikaya Bin Karubi, a aussi fait la
déclaration suivante: "Nous, du Gouvernement, sommes satisfaits de l'accord, puisque nous en sommes l'un des signataires. Nous avons, pour notre part, décidé de le mettre en œuvre. D'autres (accords) seront nécessaires pour venir ici, dans la capitale [Kinshasa]. Nous savons que certains détails restent en suspens, mais nous sommes heureux d'avoir réalisé l'essentiel".
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