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Le public se révolte contre les combattants congolais

Les forces de sécurité du Gouvernement ont ramené le calme vendredi dans une banlieue de la capitale, Bangui, où des habitants mécontents avaient érigé des barricades sur les routes pour protester contre les rebelles
pro-gouvernementaux de la République démocratique du Congo (RDC), dont une
voiture a heurté trois enfants, selon des témoins.

"Les soldats ont tiré en l'air de 2h à 5h ce matin, puis ils ont démantelé
les barricades", a déclaré à IRIN un témoin de Fouh, lieu où est survenu
l'accident.

Réagissant à cet événement, des résidents de Fouh, brandissant bâtons, machettes et haches, ont élevé jeudi des barricades sur les routes. Des combattants du Mouvement de libération du Congo (MLC), arrivés en République centrafricaine en octobre pour aider le président Ange-Félix Patassé à mâter une révolte rebelle, conduisaient la voiture impliquée lors du choc. Les hommes du MLC ont, à plusieurs reprises, été accusés d'avoir perpétré des viols, pillages et autres formes de violence à l'encontre de la population
civile de Centrafrique.

S'exprimant sur Radio Centrafrique, une station appartenant au Gouvernement, le premier ministre Martin Ziguélé a tenté de rassurer les citoyens en annonçant que les trois enfants étaient toujours en vie et qu'ils étaient soignés par le médecin personnel du président. Il n'a pas indiqué le niveau de gravité de leurs blessures, mais a précisé que le Gouvernement rembourserait leurs frais médicaux.

La fureur des habitants à l'endroit du MLC est à ce point violente qu'ils
ont refusé d'enterrer les cadavres des combattants du Mouvement tués au
combat ou lors d'attaques de représailles. Les sentiments anti-congolais ont d'ailleurs incité au moins 1 500 commerçants congolais à retourner en RDC.

Le Gouvernement centrafricain a promis que les rebelles du MLC et les
soldats libyens allaient se retirer dès que les troupes de maintien de la
paix de la Communauté économique et monétaire des États de l'Afrique
centrale arriveraient en force. Un premier contingent de 90 soldats, sur les 300 à 350 que devrait compter la force, est arrivé à Bangui mercredi.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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