"Hier, environ 90 soldats gabonais sont venus et plusieurs autres sont
attendus aujourd'hui", a déclaré jeudi à IRIN Xavier Sylvestre Yangongo, ministre adjoint de la Défense de la RCA.
Le mandat de la force de la CÉMAC - commandée par le général Barthélémy
Ratanga, du Gabon - consiste à protéger le président de la RCA, Ange-Félix Patassé. Cette force remplacera le contingent libyen de 200 hommes qui assurait la protection de M. Patassé depuis le coup d'État avorté perpétré par l'ancien président André Kolingba, en mai 2001.
Les troupes occuperont aussi les sites stratégiques de Bangui, et
surveilleront la frontière entre la RCA et le Tchad, d'ajouter M. Yangongo.
La France a entraîné et équipé les troupes de la CÉMAC dans sa base
militaire du Gabon (à Libreville) et les transporte actuellement vers la
RCA. La Chine a pour sa part offert à la mission pour 100 millions de francs CFA (153 853 dollars des É.-U.) d'équipements militaires. Les États-Unis et l'Union européenne ont aussi fait des promesses de contributions.
Cette force régionale, qui comprendra en tout 350 soldats provenant du
Gabon, de la République du Congo, du Cameroun, de Guinée équatoriale et du
Mali, sera maintenue en garnison dans une ancienne base militaire française, près de l'aéroport international de Bangui.
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