"Au moment où je vous parle, des combats acharnés se déroulent à Bosseman, opposant notre vaillante armée aux agresseurs tchadiens", dit-il.
Il n'a toutefois pas précisé si des villes du nord-ouest du pays, comme
Bossagoa, à 305 km de Bangui, où les troupes gouvernementales sont soutenues par des frappes aériennes, se trouvaient toujours sous le contrôle du Gouvernement. Il n'a pas indiqué non plus si la route principale menant au Cameroun, via Bossembélé, demeurait ouverte à la circulation. Si cette route
était fermée, la ville de Bangui, qui dépend beaucoup des exportations,
pourrait vite manquer de marchandises importées, qui lui parviennent
essentiellement du port de Douala, au Cameroun.
Dans ce premier discours à la nation depuis la tentative avortée d'invasion de Bangui par des rebelles, le 25 octobre, il a affirmé que des pourparlers de réconciliation sont "indispensables" pour garantir la cohésion nationale.
"J'ai l'intention de tenir au plus tôt ces pourparlers avec les leaders des partis politiques et de la société civile", dit-il.
Ces développements surviennent quelques jours seulement après que
l'Assemblée nationale - où le parti au pouvoir, le Mouvement pour la
libération du peuple centrafricain, et ses alliés composant la majorité
parlementaire - ont adopté par une forte majorité une proposition invitant au dialogue politique et à la formation d'un gouvernement de crise. Il y a deux semaines, l'Assemblée a voté à 54 voix contre 22 pour défaire un projet de résolution de l'opposition pour destituer M. Patassé et l'inculper devant les tribunaux pour trahison.
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