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Les premiers soldats de la paix sont arrivés

Un premier groupe de soldats de maintien de la paix envoyé par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est arrivé dimanche à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire.

Les 19 soldats font partie de la force africaine d'interposition de 1 260 hommes, appelée Groupe d'observation militaire de la CEDEAO (ECOMOG), qui remplacera les soldats français veillant au respect du cessez-le-feu signé il y a un mois par les rebelles, qui contrôlent des parties du nord et du centre de la Côte d'Ivoire, et accepté par le gouvernement.

Les organes d'information ont cité un porte-parole français qui aurait déclaré que les 19 officiers allaient rapidement se mettre à déterminer le lieu du déploiement.

Les négociations entre les insurgés, qui ont déclenché une rébellion le 19 septembre dernier, et une délégation désignée par le président Laurent Gbagbo ont commencé à Lomé le 30 octobre. Les rebelles exigent la démission de M. Gbagbo, une révision de la constitution et la tenue de nouvelles élections, tandis que le gouvernement demande que les insurgés déposent d'abord les armes.

Entre temps, la tension n'a cessé de monter à Abidjan et, il y a une semaine, le début d'un couvre-feu imposé peu après le début de la rébellion a été avancé de 21HOO à 19h00 GMT/locale.

Samedi, un émissaire français était arrivé à Lomé pour aider à sortir de l'impasse, ont rapporté les organes de presse. Christian Dutheil de la Rochère, ancien ambassadeur de la France en Côte d'Ivoire de 1993 à 1998, a déclaré qu'il fera tout ce qu'il pourra pour la paix, selon Reuters.

"Nous devons agir vite car plus cela dure plus les gens souffrent », aurait déclaré le médiateur, le président togolais Gnassingbé Eyadéma.

D'autre part, les agences de secours déploient tous leurs efforts pour assister les personnes déplacées à l'intérieur, les réfugiés et les populations affectées dans plusieurs parties du pays et de la région, a indiqué vendredi dans une mise à jour le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA).

A Bouaké, dans le centre du pays, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), la Croix-Rouge ivoirienne, le Programme alimentaire mondial (PAM), l'UNICEF, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les organisations non gouvernementales (ONG), ont fourni de la nourriture, des produits médicaux et des soins de santé, de l'eau, des structures d'assainissement ainsi que d'autres produits et services.

Les autorités locales, l'Eglise catholique, les ONG nationales et internationales, les familles d'accueil et les agences de l'ONU apportent une assistance à des milliers de personnes dans les villes le long de la ligne de front, a précisé OCHA.

Des sources militaires françaises citées par OCHA auraient déclaré que le flux initialement estimé à 1 000 personnes par jour de Bouaké a chuté à présent à 100 par semaine.

A Abidjan, des milliers de personnes sont désormais sans abris à la suite de la démolition des bidonvilles par les autorités qui avaient indiqué que la mesure était motivée par des considérations de sécurité. Les familles d'accueil, les groupes religieux, le gouvernement, le HCR et l'Organisation internationale des migrations (OIM) hébergent certaines des personnes affectées, a ajouté OCHA.

Une campagne nationale de vaccination contre la polio a démarré le 9 novembre dans les zones contrôlées par le gouvernement, et des efforts sont en cours pour atteindre les enfants dans les régions tenues par les rebelles, a signalé OCHA.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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