Jeudi, les deux côtés sont convenus de respecter le cessez-le-feu conclu le 17 octobre. Dans un communiqué lu par le ministre togolais des Affaires étrangères, Koffi Panou, les négociateurs ont « enjoint leurs autorités de s'abstenir de tous actes belliqueux tels que des abus et la violence [et] les exécutions extrajudiciaires ».
Les deux parties au conflit, qui a mis face-à-face l'Etat contre les insurgés depuis le 19 septembre dernier, ont été accusées d'avoir commis des abus. Les victimes incluent des immigrés ouest-africains, certains d'entre eux étant d'ailleurs retournés dans leurs pays d'origine. Les autorités du Burkina Faso et du Mali se sont plaintes que beaucoup de leurs ressortissants ont été tués en Côte d'Ivoire au cours des dernières semaines.
Citant des source officielles à Ouagadougou, l'AFP a indiqué que quelque 30 000 Burkinabè avaient fui la Côte d'Ivoire depuis le 19 septembre, après que des hommes armés incluant des anciens membres de l'armée ivoirienne aient échoué leur coup de force visant à renverser le président Laurent Gbagbo mais ont réussi, en revanche, à s'emparer de certaines parties du centre et du nord du pays.
Le Gouvernement du Burkina Faso a annoncé jeudi qu'il avait réservé 20 millions de francs CFA (environ 25 000 dollars) à l'assistance d'urgence aux rapatriés, d'après l'AFP. La société civile au Burkina Faso a également lancé une campagne de collecte de fonds à leur profit.
A Lomé, les deux côtés ont également accepté de s'abstenir de procéder au « recrutement et à l'utilisation de mercenaires, à l'enrôlement d'enfants, et à des violations de l'accord sur la cessation des hostilités ». Chaque côté a accusé l'autre d'avoir utilisé des mercenaires et chacun à récusé l'accusation.
Les délégations ont « reconnu la nécessité de préserver l'intégrité territoriale, le respect des institutions et la légalité constitutionnelle », selon le même communiqué.
Jeudi, les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont fortement condamné la tentative de Coup d'Etat, soulignant qu'ils appuyaient pleinement les autorités légitimes du pays, a rapporté UN News.
Dans un communiqué de presse, le président du Conseil pour octobre, Martin Bélinga-Eboutou, a déclaré que les membres invitaient toutes les parties à régler leurs différends par des moyens pacifiques, à éviter toute action de nature à menacer la recherche d'une solution négociée du conflit, à respecter les droits de l'homme et à poursuivre les responsables des violations dans ce domaine.
[Pour lire la déclaration intégrale, visiter http://www.un.org/News/Press/docs/2002/afr506.doc.htm> ]
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