sur l'exploitation illégale des ressources naturelles de la République
démocratique du Congo (RDC) comme « étant insuffisamment documenté » et «
reflétant un manque total de professionnalisme ».
Dès la publication de ce rapport, le gouvernement de Kigali a vivement réagi en déclarant qu'il remettait en question la crédibilité du document et
réfutait les « déplorables allégations » impliquant la participation d'institutions, de fonctionnaires, de civils et de membres de l'armée du Rwanda dans l'exploitation des ressources naturelles du Congo, lesquels
auraient « profité de la présence de leur pays [le Rwanda] en RDC ».
Le gouvernement rwandais demande aux auteurs de ce rapport de fournir des
informations précises sur l'identité des individus, groupes ou institutions
mis en accusation : notamment les mouvements criminels qui auraient eu des liens avec l'armée rwandaise, les hommes d'affaires rwandais qui auraient remplacé des Congolais à la tête d'entreprises publiques et les troupes rwandaises qui sont restées au Congo ou encore qui ont été enrôlées dans les rangs de l'armée du RCD-Goma, un mouvement qui combat le gouvernement.
Le gouvernement rwandais souhaite également comprendre de quelle manière l'utilisation de sa monnaie constitue une « exploitation économique » alors que l'emploi très courant du dollar n'est pas jugé répréhensible par le groupe d'experts de l'ONU.
Kigali reproche à ce rapport de brosser un « tableau déformé » des liens commerciaux dans la région des Grands Lacs, précisant que le document ne fait aucune distinction entre les activités commerciales légales et illégales au Congo et omet de mentionner l'existence des nombreux traités bilatéraux et multilatéraux existant entre le Rwanda et le Congo.
En outre, certaines allégations concernant le mauvais traitement infligé aux Hutus rwandais, notamment l'abandon des membres hutus de l'armée rwandaise au Congo, « ne peut que pousser les Hutus à des actes de violence contre les Tutsis », selon le gouvernement rwandais.
« Le gouvernement du Rwanda voit dans l'utilisation d'un groupe de l'ONU,
voire de l'ONU tout entière, un facteur d'incitation à la violence ethnique,raciale ou religieuse, quelle qu'en soit la raison invoquée, » selon la réponse officielle de Kigali.
Le gouvernement rwandais appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à rejeter
le rapport dans sa totalité, ajoutant que l'acceptation d'un document aussi
« partial et aussi peu professionnel que celui-ci ne pourrait que ternir l'
image même du Conseil.
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