internationale n'agissait pas pour contenir la propagande encourageant la
haine ethnique à l'est de la République démocratique du Congo, le pays serait confronté à un « massacre d'une ampleur catastrophique ».
Carolyn McAskie, coordonnatrice adjointe des secours d'urgence aux Nations Unies, s'est exprimée lors d'une conférence de presse qui s'est tenue au Siège de l'ONU à New York à l'issue de sa visite dans l'est du Congo la semaine dernière. Mme McAskie a évoqué la multiplication des messages de haine ethnique dans cette région. « Nous les avons déjà entendus dans le passé, » a-t-elle lâché.
Rappelant l'importance du récent retrait des troupes étrangères de la RDC pour le retour de la paix, Mme McAskie a néanmoins ajouté que leur départ a fait apparaître un certain nombre de conflits internes qui continueront d'alimenter les crises humanitaires dans la région.
Elle a, par ailleurs, informé qu'un tiers du pays qui compte 48 millions de citoyens ont des besoins alimentaires « vitaux », précisant que 64 pour cent d'habitants de l'est du pays sont sous-alimentés et 41 pour cent d'enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition.
Malgré ses énormes réserves de ressources naturelles, la RDC, a informé Mme McAskie, occupe le 152e rang sur la liste des 174 pays mentionnés dans l'indicateur du développement humain publié par les Nations Unies. Environ 330
000 réfugiés congolais vivent actuellement dans trois pays voisins de la RDC : la République du Congo, la Tanzanie et la Zambie.
Il ne s'agit pas d'une seule crise, estime-t-elle à propos de la situation
en RDC, mais plutôt d'une « série de crises humanitaires ».
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