M. Ndouba a précisé que le président togolais Gnassingbe Eyadema avait
garanti l'expulsion du chef rebelle lors de son entrevue le 10 octobre avec le président de la RCA Ange-Félix Patassé en visite d'une journée au Togo.
Le chef rebelle, Martin Koumta Madji -qui, selon le Tchad, n'est autre que
le colonel Abdoulaye Miskine - va partir pour le Togo, en Afrique de l'
Ouest. Le Tchad qui accuse ce dernier d'avoir lancé des attaques
frontalières depuis la RCA, a demandé son expulsion.
Parallèlement, la RCA a demandé l'expulsion du Tchad de François Bozize, qui était encore récemment le chef d'état-major de l'armée de la RCA. M. Bozize a trouvé refuge au Tchad après avoir réussi à échapper aux autorités centrafricaines qui l'accusaient d'avoir participé à une tentative de coup d'Etat survenue en novembre 2001. Bangui a également accusé le Tchad de l'avoir aidé à lancer des offensives contre la RCA.
A l'occasion d'un sommet de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, convoqué le 2 octobre par le président gabonais Omar Bongo en vue de mettre un terme au différend entre le Tchad et la RCA, les participants ont requis l'expulsion de Bozize et de Miskine. Les chefs d'Etat de la sous-région ont également décidé d'envoyer en RCA 350 soldats du Cameroun, de la République du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale et du Mali en vue de surveiller les troubles à la frontière et de protéger le
président Patassé. Ces forces armées devraient être déployées prochainement
pour une période d'au moins six mois.
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