"Ça ne sert à rien de faire semblant de retirer ses troupes et de cacher en réalité des hommes et des armes dans les territoires qu'ils occupaient, en vue de massacrer la population", a déclaré mardi à IRIN Irung Awan, ministre délégué à la Défense de la RDC.
"Le Rwanda cherche a créer des troubles et à faire dire à la MONUC (Mission des Nations Unies au Congo) que la présence de l'armée rwandaise servait à empêcher l'embrasement de la région Est de la RDC, qui peut paraître comme une poudrière", a-t-il aussi indiqué.
Le Rwanda a affirmé le 5 octobre avoir terminé le retrait de ses troupes de la RDC.
La MONUC a confirmé qu'elle avait compté 20 941 soldats rwandais ayant
quitté le sol congolais, sur le nombre total de 23 760 hommes que le
commandement de l'armée rwandaise lui avait fourni. La Mission a par
ailleurs attesté que les Rwandais ont quitté le pays avec leurs armes, de
larges quantités de munitions, des mitrailleuses, lance-roquettes,
lance-grenades, mortiers, véhicules blindés et des pièces d'artillerie
sol-air.
Les militaires rwandais soutiennent que ce déficit de 2 819 soldats
s'explique par les hommes qui devaient déjà partir, les hommes qui étaient à l'entraînement ou ceux qui effectuaient d'autres missions au moment du retrait. Par ailleurs, le Gouvernement congolais a demandé à la MONUC d'inspecter les emplacements où se trouveraient les troupes manquantes. La MONUC a pour sa part annoncé qu'elle continuerait à vérifier les sites où se
trouvaient les forces rwandaises, de même que ceux des autres troupes
étrangères récemment retirées du Congo.
"C'est le moment de faire la paix et on n'a pas besoin de faire des procès
d'intention au Rwanda", a déclaré Amos Namanga Ngongi, le chef de la MONUC et Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RDC.
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